bre pour l' ge
(
VTT IT donta d'Hbord; 1896; Éom
__ét 28 août;
. On donnerä aux moissoñneurs un bil-
provinces du Manitoba, de la Saskat-
chewan et de l'Alberia se sont réunis
qu'avec les délégués des bnreaux- de
placement provinciaux et fédéraux. ls
éh-soônt venus à la. conclusion qu'il
faudrait 60,000 travailleurs pour faire
la moisson. Sur ce nombre il y en «
déja 13,000 en disponibilité dans les
provinces des prairies et 6,000 dE la
côte du Pacifique. 11 faudra donc 50,
Où0 travailleurs des provinces de l'Est
bu d'aflleurs.
‘Les chemins de fer ont déjà arrangé
des excursions de moissonneurs. Elles
ont été fixées, pour le Québec, aux 14
pour Toronto et l'est dè
l'Ontario, aux, ñs août et ler septem-
" x 21
août et 4 septembre, Les taux du
voyage seront de #15 de Montréal et
tos stations ontariennes à Winnipeg.
let seulement pour aller:h Winnipeg
et de l'on leur donnera d'autres bil-
léts suivant 1x destination que chacun
se propose d'atteindre, à raison d'un
démisou du mille de chemin de fer.
Ces taux sont valables pour les hom-
mes comme pour les femmes, mais’ il
n'y à pas de demi-billets pour les en-.
fants,
Pour le retour, les molssonneurs de-
vront se prévaloir d'un certificat qui
sera déposé à la gûre à leur nom et
à leur arrivée dans l'Ouest, Le chemin
dè fer leur donnera un billet pour
: _aïler à Winnipeg à raison d'in. demi- bn
son du mille, pt-enanité wn bifiot
, 720 pour regagner l'Est.
LE CHANSONNIER
BOTREL EST MORT
L'auteur de la ‘“‘Paimpolai.
se’ était presque aussi
er
ce-
Quimper — Théodore-Jean-Marie Bo-
trel, le célèbre barde breton bien con-
nu, vient de mourir à son domicile à
\'Îge de 67 ans.
11 était né à Dinan (Côtes du Nord)
le 14 septembre 1868. 11 fut lauréat
de l'Académie et membre de plusieurs
société littéraires.
"mier recueil de poésies, les “Chansons
de chez nous”; puis vinrent les “Con-.
tes du Lit-Clos”, “Chansons de la Fleur
de Lys’, “Coups de Clairon”, “Chan-
sons.en Sabots”, ‘Chansons en den-
telles”, ‘Chansons de not’ pays”,
#Chansons de Jean qui chante”, “Fleur
d'ajoncs”, “Doric et Léna”, “Notre-
Dame Guesclin”, “La “Paimpolaise”,
FT se. "ie. prix Le revient des diversès vr
“Chansons des Clochers à jour”, “Les
Alouettes”, “Les Chants du Bivouac”,
“Les Chansons de Route", “Chants de
Bataille et de Victoire”. :
Botrel était décoré de la médaille
militaire et de la croix de guerre.
Au Canada
Botrel fit une tournée vraiment tri-
omphale dans la province de Québec,
“au printemps de 1903. 1] était alors
accompagné de sa Première femme, sa
“doulce"” qui chanta avec lui et con-
tribua largement à ses succès. Jamais
peut-être on ne vit,une aussi grande
foule au Monument National qu'au
concert qu'il y donna.
- Ji revint à Montréal au commence-
ment de l'année 1922, en compagnie
de son piauiste, Lucién de Gérlor, avec
qui il donna, un cbicert au théâtre
Saint-Denis, le 16 janvier, et fit une
tüurnée à travers la province de Qué-
bec. Ce fut un nouveau triomphe pour
hit le dernier eu terre d'Amérique
qu'it-avait chantée-tt retourna er
HUE En FrANCE, CONCUENT- L'OEUvTrE
de Ja bonne chanson, quilui était si
chère, et À laquelle il avait consacré
ln plus grande partie de sa vie.
Après la guerre, il épousa une Alsa-
cienne. 11 aimait beaucoup le Canada
et il le prouva en y venant deux fois
et. en le chantant: HBotrel comptait un
grand nombre d'amis dans notre pays.
——— D 0 —
TORONTO Ta moisson du blé
est bien avancée où presque terminée
dans’ le sud de l'Ontario... Le rende
ment est de 25 à 45 mminots à. l'aere
ét je soin esk' dé Puse pans
- Dimanche matin 16 août, clé-
ture de la retraite: F
Lundi matin 17 août, à 9 heu-
. rés: Examen de pédagogie.
. A 3 heûres de d'après-midi, au-
verture des cours de pédagogie.
Ces cours se dénheront chaque
jour à 10 heures du matin et à 3
heures de l'après-midi jusqu'au
vendredi soir 21 août, :
La retraite, l'examen et les :
cours de pédagogie auront lieu à
l'Académie Saint-Joseph.
T7 Le secrétaire,
JM. DAIGNAULT:
POUR AUGMENTER
LA PRODUCTION
Utilité des ftations ges no
miques fédérales —
énormes subies bg ve
agriculteurs chaque année
Pour que le Canaëa soit prospère,
il est essentiel que sa production agri-
colé.sôit suffisamment forte pour sa-
tisfaire aux besoins du marché veu
Fe st DA DER Sdbius “it
dérable de denrées de qualité supé-
rieure. Au cours des trente dernières
ennées ‘l'agriculture a . progréssé de
façon remarquable dans notre pays.
De vastes superficies ont été livrées à
la culture, les exportations se sont ac-
crues de façon extraordinafre et les
conditions de l'existence se sont fort
améliorées parmi tes populations rue
rales. Toutefois, à ces différents
points de vue, il reste encore énormé-
ment à faire. Etant données les diffi-
cultés économiques qui existent pré-
sentement dans le monde entier, notre
progrès futur se fera dans la mesure
où nous pourrons résoudre les problè-
mes qui se rattachent à la production
agricole,
A aucune époque l'étude de ces pro-
blèmes n'a été aussi profitable que de
nos jours. we dépit du fait que notre
rées est beaucoup plus élevé qu'il ne
devrait l'être, et cela à cause de lour-
des pertes qui, dans certains cas, pour-
raient être évitées. A l'heure actuelle,
les dommages causés aux récoltes ca-
nadiennes par les maladies atteignent
à eùx seuls un'‘total énorme. Ainsi, la
uielle fait perdre annuellement aux cul-
tandis que la rouille détruit du grain
pour une valeur de cinq à cinquante
millions de dollars chaque année. Dqns
plusieurs régions, la connaissance im-
parfaite des méthodes culturales et
ie manque de variétés convenables de
grain ou d'autres plantes réduisent le
rendément de façon appréciable. En
outre, plusieurs des parties nouvelle-
ment colonisées du pays sont obligées
d'acheteg ailleurs — parfois même à
l'étranger — À un prix très élevé, Ja
majeure partie des fruits et des Kgu-
mes qu'elles consomment, par” suite
du manque de variétés appropfiées aux
conditions climatériques. Même les
provinces les plus ançiennes du Ca-
nada importent chäqué année des quan:
tités énormes de dénrées alimentaires
fraiches ou conservées, dont la valeur
globale se chiffre À plusieurs millions
de dollars alors qu'il leur seralt pos.
sible de” les produire elles-mêtnes. :
Dé ces problèmes font l'objet d'é-
tudes soigneuses de la part des Sta-
tions agronomiques du ministère fédé.
ral de l'Agriculture. Trénte-trois sta
tions et sous-stations so8t maintenues
à des endroits convenables dans tout
le Dominion, Le per 1 dèées sta-
tions se livre presque a. dub à
des expériences et des recherches agri-
coles. En d'autres termes, ces institu-
tions s'efforcent d'élaborer de meil-
leures méthodes de culture, et de créer
de meilleures variétés de plantes afin
d'aider à réduire les pertes et d'amc-
liorer, tant ‘au point de vue de la
quantité que de.la qualité, les récoltes
de produits. “cultivés au Canada.
terboro;
. Canada,
terre.
| sur le parvis de
lique, & l'occasion de la fête. de sainte
Anne. La pluie a malheureusement,
däns l'après-midi, obligé les HR. PP.
Rédemptoristes à modifier le program-
me de la fête et c'est à l'intérieur de
8. G. Mgr Langlois
C'est 8. G. Mer J.-A. Langlois, admi-
nistrateur de Québec, qui a chanté la
messe. 8, Ex. Mgr Pietro di Maria,
délégué apostolique, assistait au trô-
prod» cr + parent dr ee
pions 1, pti a
[aucune indication dé rouille. Ler au-
tres fermiers de’ la région commencent |
la moisson cetle sémiaine.
REGINA - L'assistance à l'exposi-
tion de Régina, celte année, a battu
tous les records des années précéden-
tes. | î
v — LR
OTTAWA —- On annonce de Québéc
ave l'hon. Ernest Lapointe partira en
fin d'août pour une courte tournée élec-
torale dans l'Ouest, il veut suivre
M: Meïghen. ris
ne, accompagné de Mer Garant,
d'Ogdensburg, et du R. P. Lemieux,
C.SS.R., assistant supérieur à Rome.
Dans la choeur érigé pour la .fête
archevêque de Régins; Héliveau, ar-
chevèque de Säint Boniface; Ross, évé-
que de Gaspé; O'Brien, évêque de Pe-.
Kidd, évêque de Calgary;
Limoges, évêque de Mont-Laurier;
Reid da Silva; curé à Boston, et IL:
Auneau, vicaire apostolique au Shiré,
Afrique, qui avaient ‘assisté la veille
aux funérailles de 8. E. le cardinal
Bégin.
Durant la messe, un choeur de-cent
cinquante chantres, sous la direction
des RR. PP. Giroux et Leblanc,
C.SS.R., a chanté la partie musicale.
Le sermon a été prononcé par ié R.,
P: Ernest Manise, missionnaire aux |
Antilles, II a fait allusion à la perte
immense que causé la mort de S.'E,
cardinal Bégin dont la présence
hanskait, chsque ‘anmée: la fête de
säfiite Anne de Beaupré, puis il a mon!’
tré la puissance de sainte Anne, mère
de Marie, qui exerce sur Marie la
même influenee que Marie sur son fils
Jésus. ‘En ce jour de la fête dé sainte
Anne, le prédicateur a rappelé aux
pèlerins ce que la Grande Thauma-
turge demande à ceux-ci et ce qu'elle |
veut bien leur donner.
C'est la première fois qu'une foule
de pèlerins aussi nombreuse se ras-
semblait à Beaupré pour la fête de
sainte Anne. 1] en est venu de toutes
les. provinces du Canada et de trente-
deux Htats américaïhs. Tous les
jours, durant la retraite préparatoire,
trois mille personnes svivaient les
exercices. #
S. C. Mgr Biliveau
Le samedi soir avait lieu la proces-
sion au flambeau, présidée par 8. G.
Myÿs, Bélivoau;: :plus-de .
x CR part -à cette belle manifes-
tation. :
Les travaux à la Basilique avancent
rapidement. Les petites nefs sont
terminées quant aux murs, et l'on
commence immédiatement Je portail
dont Ja moitié sera terminée avant
l'hiver.
Interrogés au sujet des faveürs ex-
FREDERICTON, N.-B. -— La nomi
nation a eu lieu Jurdi et ily a 98 can-
-| de politique parmi
didats pour les 48 sièges. On votera
lè 10 aoêt.
SE
VANCOUVER — D'après le dernier
almanach des adresss, la population do
Plus-Grand-Vancouvér est de plus de
250,000. âmes.
ROME Le cabinet a décidé de pro:
clamer jour de fête nationale le 12
octôbre;-date anniversatre, croit-on, de
la découverte du continent américain
par Christophe Colomb.
NE" AE,
: DUBLIN — La première : élection
sénatoriale de l'Etat Libre d'Irlande
aurg lieu cet awomye D
PEKIN — Les Américains vont éta-
blir une écote supérieure catholique en
Chiné, On y enseighera la théologie,
ape 8 “à bre cà
DETROIT, Men. 1 = Une pluig d'une
violence extraordinairb s'est abattue
sur Détroit vèndredi, Deux hommes
ont été tués-et J'on estimé les dégâts
à quatre millions. Lit |
ces
PARIS — Les fortes pluies ont sé-
rieusement endommagé les, récoltes
de céréales et les vignes en France.
À partir du 11 août, le prix du pain
sera de 1 fr. 65 les deux livres.
LES FORCES DES
FRANCS-MACONS
DANS LE MONDE
En l'espace de
nombre a à
1,300,000
Leïÿèig — Le “Dolens Kalender”,
annuaire de la franc-maçonnerie, édité
à Munich, nous apprend qu'fl y a de
par le monde, actuellement, 3,451,112
francé-maçons répartis en 26,788 loges.
En dix ans, le nombre des francs-ma-
ix ans, Cr
ymenté
res Que des pèlerins auraient
pu obtenir de la Bonne Sainte. Anne,
les RR. PP. Rédemptoristes ont dé-
claré que personne ñe leur avait rap-
porté de faveur précise. Ilskaffirment
qu'il faut être bién prudent à ce sujet
et eux mêmes ne proclament pas de
guérison Avant d'aygir. fait une æan-
quête léngue et sérieuse aff”bujet des
faveurs proclamées par les: pèlerins.
4 D+2———
Au commissariatcanadien
-à Paris
Paris — L'hon./#Philippe Roy, com-
missaire général du Canada à Paris,
a déclaré formellement qu'il n'avait
nullement l'intention de donner sa dé-
mission, comme on l'a rapporté. Ila
déjà dit qu'il aimait mieux vivre au
“baturellement, mais cela ne
veut pas dire qu'il a l'intention de re
mettre sa charge, On sait qué ‘des
brults out cduru que l'hon, H-S, Bé
tand- serait”
Paris.
TOME commissairé À
‘nement est obligé de faire face à une
de +
contre les rebelles. On croit peu pro-
bable qu'il retoürne aü Maroc.
AA L'unité'de commandement à
Le haut commañdement au Maroc
n'a pas enuvore trouvé un programme
convenable d'organisation, dit le “Ma-
tin”, mais étudie toujours le problème. |
Ce journal déclare que suivant lo
nion. du marécha} Pétain, les
tions militaires contre les
sidentes d'Abd-el-Krim
que la sauté du maréchal Ly:
résident. général du Maroc, lui
permette d'assumer cette double tâche,
"On annonce de Rabat que par suiter
de ses nombreuses occupations, le na:
réchal Lyautey est menacé d'une nou-
velle attaque fle la maladie pour la-
quelle iL avait été opéré il y a un
an, et qu'il lui faut dé nouveau quivre
un traitément, , a!
-" Projet de deux armées
Le “Matin” ajoûte que le gouver-
situation sérieuse, parce que l'état-
major a préparé un plan tout différent
du point de vue actuel. Il prévoit la
formation tle deux armées au Maroc,
l'une à l'est, ayant sa base en Algérie
et commandée par le général qui se
trouve à la tête du 19me corps, et. l'au-
tre à Touest, avee sa base sur la côte
“Ttrmicatse" au Mo “CTommundée ‘paf
le général, Naulin, avec le maréchal
Pétain commé commandant en chef.
C'est la première suggestion que le
maréchal pourrait être remplacé, quot-
que des rumeurs à ce sujet aient couru
depuis quelque temps.
Ordre du jour de Naulin
Le général Naulin, le nouveau com-
mendant en chef, vient de lancer CTOTR
premier ordre du jour aux forces fran-
Çaises combattantes, Cet ordre du
jour est plein d'enthousiasme:
“Ayez courage et confiance! <L'heu-
re. approche où nous pourrons utiliser
nos forces à plein rendement. Je m'in-
cline devant vos drapeaux et vos éten-
dards e* salue respectueusement la mé-
moire dc« braves tombés glorieuse-
ment au cl “hp d'honneur. Nous les
vengerons bientôt.”
——— 2-0 ——
@. Mgr Mathieu de retour
à Régina
Régina, Sask. — S. G, Mkr Mathieu
est de retour de son pèlerinage à Rome
et de sa visite aux principaux pays
d'Europe, Il a déclaré que son voyage
l'âävait convaincu une fôfs de plis que
les Canadiens sont les gens les plus
heureux et les plus favorisés de la
cons à augmenté de 1,300,000-
Cet accroissement provient surtôut
des Etats-Unis où il y a 2,762,000 adep-
tes de la franc-maçonnerie, soit envi-
ron 1,200,000 dé plus qu'en 1914;
Les Etats-Unis, fournissent donc à
peu près les 80 pour cent de la franc-
maçonnerie universelle.
L'Angleterre vient ensuite avec
312,000 francs-macons répartis en 864
loges. .
La France, avec ses colonies comp-
te’50,000 maçons. L'Italie en, possède
25,000 dépendant du Grand Orient du
Palais Giustiani, lesquels se répartis.
sent entre 507 Loges symboliques et
183 Loges du rite écossais, les Loges’!
italiennes de l'étranger comprises (66
symboliques et 25 écossaises).
La franc-maçonnerie. du rite écos-
sais de la place de Gesà, dont.le grand
maître est le pasteur protestant Fera,
a 300.]loges écossaises et 91 symboli-
ques. Le nombre de ses adeptes n’est
pas -indiqué.
_La: “Hollande. a”$ 167 franisitnennss:
le ‘Danemark 6,000; la Suisse 4,500,
répartis en 30 loges. La Belgique
4,100. C'ést à Bruxelles que se.tien-
Enseveli vivant en creusant|dra cette année, du 25 au 28 septem:
Jun puits
Saskatoon — William Lants, 45 ans,
bre, le congrès ‘ international de la
franc-maçonnerie. Le Portugal'a'$,000
maçons, la Turquie 2,600; la Grèce,
la Bulgarie et Y'Autriche en ont cha-
a été tué instantanément, lorsque les | eune un millier. L'Espagne en æ 4,700.
parois d'un puits qu'il était à creuser
sur sa ferme se sont affaissées, l'ense-
Enfin, il y a à Genève, depuis 1923,
une chancellerie de l'Association Ma-
velissant sous plusieurf tonnes de connique laternationale qui était gé-
Trente-neuf hommes ont ira-|rée, em dernier lieu, par M. Quartier
vaiHé pendant quatre heures avant de |la Tente, ancien conseiller d' lat de
pouvoir exbumer le cadavre.
Neuchâtel.
. On Wa qu'à sortir simplemen
du Canada pour s'en rendre compte
pleinement, at-il dit.
Le Souverain Pontile,.a ajouté, l'ar-
chevêque de Régina, a reçu un grand
nombre de Canadiens durant l'Année
Sainte. 11 a montré un vif intérêt Gour
le Canada et une parfaite connaissan-
ce de ses problèmes.
Les chemins de fer au
Manitoba
Sir Henry Thornston, président du
Chemin de fer national, lé majôr Gra-
ham Bell, sous-ministre des chemins
de fer, et M. Gardiner, administrateur
du Chemin de fer national, ont con-
‘Æéré avec le premier ministre Bracken
du Manitoba. Ils suggèrent au Mani-
toba de taxer les chemins de fer d'a-
près la longueur de leurs voies ferrées
dans la province, au lieu de prendre
pour base jJes recettes brutes. |
_M. Bracken ne considère pas ce plan
comme juste pour le Manitoba, parce
que les opérations des chemins de fer
dans cetté province sont considérables,
tandis que la longueur des voies est
plutôt restreinte, et la situation est le
contraire dans d'autres provinces.
Les têtes dirigeantes des chemins
de fer se proposent de congulter les
autres provinces au cours de leur
voyage dans J'Ouest et fls conféreront |
de nouveau avec M. Bracken lorsqu'ils
reviendront. - \
PSI NE reemene
TOKIO — Les récoltes promettent
d'être thondantés, au Jepon.-
Frous parlais de 1
tionale des arts décoratifs, la grande |
émis ES À
‘Interna-
af ire du moment, promenade de choix
des badauds, des flänours de chei
nous. et d'ailleurs. “Car, à l'exposi-
tion, on entend parler toutes les Tan
gués du 2
Cette fanétise exposition fut décidée
il y a près de deux ans. Elle devait
des oeuvres de tous les pays:
ésumer les tendances artistiques de
tous les peuples, permettre des com-
paraisons et être ainsi une source de
progrès. La 'villé de Paris doûna le
terrain: les deux rives-de la Seine.
Si: bien’ que le beau fleute qui vit se
dérouler les principales aventures dé
| notre vie nationale reste encore le
communistes qui veulent à
supprimer lès frontières! :
lis peuvent être d'excellents été,
mais ils ne seront pas “des frères”, che
Îls ne sont point de la même famille: .
il n'y a pas entre eux l'étroîte parénté
du "ans, de in Inaque à du passé com
muns. à
A l'exposition, en essayant de pêné-
trer. la pensée des artistes étrangers
dont les oeuvres sollicitent notre sdtñt-
ration ou nos eritiques, on als sén-
sation très précise ét presque génante
grand animateur de cètte nouvelle ma-
nifestation, Si la Seine’ pouvait par.
bien des histoires: elle donnerait aussi
de sages conseils d'aïeule Aui en A
bien vu d'autres!
Tout l'hiver dernier, des terrassiers,
des maçons, des électriciens s6 parta-
gèrent -les terrains de l'exposition
transformés en vastes chantiers.
uais, les jardins disparurent, des pas-+
serelles enjambèrent le fleuve, une ville
hâtivement bâtie et barlolée Eres
comme par magie au coeur ‘de Paris
Au début de mai, on inaugurait so- |
lennellement l'Exposition - Internatio-
uale des Arts décoratifs. Naturelle-
ment, au jour de l'inauguration, rien
n'était terminé, La délégation off-
éielle chemina à trâvers les grayats,
pla le. travail des dfcoratenrs qui fints-
saient fébrilement, On protionça de
beaux discours, beaucoup de discours.
On salua l'avènement d'un art noy-
véau-et-magnifique qui.serait un.art
éminemment démocratiquet. (N'oubli.
ons pas, Messieurs, que nous sommes
en République!!) Puis, chacun, après
avoir avalé, une coupe de champagne, |
s'en fut se ‘chaufter les pieds au coin
de son feu, car 1] faisait un froid triste
et la pluie menaçait, Les,ouvriers, dé. |
livrés des encombrants officiels”, pu-
rent terminer en paix les travaux"de
l'exposition.
J'ai fait comme tout Je monde, 4e
suis allée voir l'exposition avant qu'elle
ne fut finie. J'ai pataugé, je n'ai guère
vu que des palissades où des échafau- |,
dages; alors, dégoûtée, je suis partié
et j'ai attendu, ©
Enfin, hiér, songeant à ma réputa-
tion de chroniqueuse de _la*Liberté, je
s allée paséer p
la ville magiqué avec l'intention an
rapporter pour mes lecteurs canadiens
une idée d'ensemble.
Nous sommes entrés par la grâände
porte de la Place de la Concorde. Je
dis..porte... j'ai tort. GÇétte entrée qu
vèut être Mmajestueuse reste surtout
bizarre. Elle est formée par la réu-
njon de er grands pilônes rectangü-
ès élevés, éclairés au sommet.
On dirait d'immenses cassolettes brû-
lant vers l'infinf. Le tourhiquet fran-
chi, on a l'impression de se trouver
transporté dans une ville exotique,
ville inconnue où pourtant, de ci de là,
on retrouve de vieux souventrs;du paÿa.
‘Partout des fleurs, de la ve ure, des
arbres, des fontaines, des statues et
sur tout cela, la lumière X profusion.
‘Les maisons de cette étrange cité,
constructions légères aux teintes” clai-
res, sont autant de petits mus
D'abord nous trouvons les pavhlons
nationaux: pavilions d'Autriche, .de
Suède, d'Espagne, d'Italie, de Dane:
mark, de, Grèce, de Russie soviéti.
que (!), de Chine. On peut adiirer
à loisir les arts des autres peuples.
Le Japon offre ses nacres, ses ivoires
sculpés, »çses soies brodées d'arbustes
beuries. * La Chine, ses loques, ses pa:
niers finhment tréssés dont quelques
uns atteignent des prix énormes, ses
“poreelaines fameuses. L'Autriche nous
—Le#-eristaux:-ta-Grèc
ses tapis,: ‘888 coussins; la Turquie ses
vases de cuivre ciselé, ses brûle-par-
fums. Les pbuples du Nord nous con-
vient à admirer leurs ineubles massifs,
sobres, un peu lourds de lignes, C'est
bien là le décor qui convient à. ces ra-
<es individualistes atmant le confort,
détestant le elinquant, les couleur#
chatoyantes, qu'adorent les peuples du
Midi vivant sous un ciel pur, dans une
Tumière intense qui ajoute à 14 beauté
des choses et à la gaieté des gens!
Une petite visite aux pavillons étran.
gers dé l'exposition serait désirable
pour tous nos politiciens socialistes et
mon rate
HT: ce
RAS LEL Da
Les
‘| célainés précieuses,
de l'abime qui nous sépare de ces
gs dont es | Pourtant
:
on CE
“Mais révendns à dites promenade.
Laissons les pavillons étrangers ?
commençons la visite de nos
régionales. En France, vous le savés,
un Mouvement de décentralisation se
dessine depuis quelques années. -On
veut faire revivre les petites patriés
avec leurs coutumes, leurs arts, léües :
langues, leurs plats savoureux. * A l'ex-
position, nous trouvons un ‘“mas’..de
Provence, une demeure alsacienne, r.$
Maisons bretonnes, normandes,
chonnes, es. Là on peut
de l'effort de nos artistes
qui,
provinces, s'inspirent du passé, de n.
région et
faüne, de la flore dé leur
s donnent des oëu
tes, parfois, robustes, gardant un
cachet fn mr ea er rt
veur du terroir où elles furent créées. -
De somptueux restaurants de à
êne et de Champagne {nvif pour 3
teurs à faire un vrai re e rad *
(3
cienne France, arrosé des ;
crus de chez nous! : .
Nous arrivons au Village
Un semblant de villige avec sa
rie, son kiosque À musique, son auber-
ge, sa petits église qui fut so
ment inaugurée fl y a quelques semaf-
nes par plusieurs personnalités ecclé-
slastiques du diocèse, son charmant
cimetière ombragé où l'on accède par
une belle grille en fer forgé
d'un portique en granit breton.
vu là un tombeau d'une belle
tion: une simple Pierre de granit
iso
les . ie.
marque la place du repos; à la tête 0 hi À
dresse un panneau ovale de granit
aux teintes de crépuscule; sur ce fond ;
ne clel: du.soir.se détache
crofx sombre, - L'effet -est
et d'une grandeur religieuse oui em
poigne.
Laïssons le village français; passons
rapidement devant les pavillons colo-
niaux où sont entassés les richesses de:
l'Annäm, du Tonkin, du Cambodge, les
boudhas d'or, les éléphants d'ivoire,
les soieries brodées d'or, les tentures
étux de nos totôts d' Afrique d'A-
sie. Rentrons à ‘Paris, je veux dire
dans la partie de l'exposition consa-
crée aux Parisiens.
Vous pensez que les artistes décors.
teurs, orfèvres, veïriers, _ébénistes, ta-
Pissiefs de la capitale ont tenu à être
représentés à l'exposition des arts 46.
coratifs! Chacun a son petit coin où -
son grand con, suivant sa fortune.
voit 18 de rt bañies chsens à
d'objets bâroques et sains goût: 1à
manufacture de Sèvres expose ses por-
ses statuettes dé: -
licates, ses vases célèbres dans le mon-
de entier. Lalique nous montre ses
Pâtes de verre aux couleurs d'arc-en-
ciel, Baccarat ses cristaux irisés. Aï-
leurs des tables toutes dressées où ja.
blancheur des naÿbes de toile s'éclate
d'argenterie aux lignes pures “+: æ.
surtouts précieux.
Les meubles accusent tous la méme
tendance: beauté des bois
ou presque pas, des pieds. énoraé,
souvent carrés, appuyés sur
fes & des sit.
Cherche à imiter
la douce luthière du jour et on évite
2lant que possible l'éclat fatigant des
rdc … EE |
| :
|
:
4
ï
nt emmener te
pe
NE ARR ré PEONAR RN UN A
eüt Situé mur ln rivé gauche de lu Seine.
Quélaves francs que l'on laissé à un
: permettent d'entrer dans ce
jl'Apocaiypse, vous tourbilluntiez
pendant cinq minutes; vous descendez
e: ride, l'estomac chaviré… Mais
h-des gens qui aiment ça! ,.Plus
“ols, es mont des balançoires où l'on
| s'élève à une hauteur vertigineuse, des
Monfagues russes qui donnent le mal
da, mer, des tpboggans, des sortes de
bagnets:qui se déplacent sur ün par:
quet frui ( ondule; les occupants des
baquets sont donc lancés les uns con-
tre les autres avec plus ou moins de
violence. Et l'on s'amuse! et l'on ést
content! >
Ch. divertissements de sauvages,
tréwapptéciés du public, semblent ba-
sés sur ce besoin d'émotions neuves
auitourmente les gens du XXme siè-
cle. ls se paient, pour quelques sous,
l'illusion de la éatastrophe sans le
risque. “Quand vous glissez dans le
tobogéan, vous avez l'impression que
vousallez vous rompre les os, voug
âves le frisson de l'angoisse et. vous
vous -rétrouvez assis sur Un bon ma
télés. : Dans 16 montagnes. russes,
vous:avez la sensation de la chute
datis. le gouffre: vous criez de peur
jet.srte tram s'arrête! Ce sont là les
plaisirs de.notre époque avide de sen
satlons violentes.
man, compte personnel, je trouve idiot
d'aller payer pour éprouver quelques
segoudes de torture! Enfin, chacun
son goût !-
Maly le “clou” de l'exposition, c'est
la Seine! Le soir, vers dix heures,
aquind M ville magique ruisselle de
lamières, le fleuve semble vivre d'une
vig'prüpre. 11 entre dans le cadre de
la féerie, {1 se prête au jeu. Des ba
tenux le sillonnent, portant des pro-
smébéurs et des musiques. Des jets
d'est fourbfitonnent.:: Sous le pont
Alexandre III dés cascades teintées
de mille co eurs semblent ün _rideai
te CPS F7
ds dhdaiches ont été aménagées en
réfladfdhts. On boit, on mange sur
l'eau en écoutant de la musique ou les
brüité affreux d'ür”“jazz”. Naturelle-
mént ces restaurants sont horrible-
meñt chers. Ils né sont guère fré.
auéntés que par les étrangers qui nous
atfivént les poches gonfiées de gros-
s6#" “livres” ou de fastueux dollars
J'avoue que Ha
La France sévit contre les
Î Communistes
Paris — La-Cour d'Appel de Fränce
viént de maintenir la sentence de six
môis de prison et uhe amende de mille
francs imposées à chacun .des députés
Marcel Cacfin et Vaillant-Couturier f
pour ävotr incité les soldats ‘à ta déso-
bélssance. Ces sentences furent im-
posées en 192$ par le tribunal de po-
licé, à la suite d'articles de journaux
et dé manifestes au moment de J'occu-
paiion de la Ruhr.
Sous l'admmistration Poincaré, Jes
activités communistes étaient jugées
bien sévèrement, mais la confirmation
de ces sentences au moment de l'éva-
cuation dé la Ruhr a causé une grandé
surrise dans les cercles légaux.
Congrès international de la
jeunesse catholique à Rome
Home — On fait de grands prépara-
tifé pour le grand pèlerinage interna-
tional de la jeunesse catholique de l'u-
hivers qui aura lieu à Rome, du mer-
credi 16 séptemibre au samédi suivant.
Le congrès qui sera tenu en même
temps sera une preuve solennelle de
l'unité et de la. vitalité de l'Eglise ca-
tholique. ___
:Atrrait- on découvert le tom-
bédu du roi David?
* Londres — Le correspondant du
“Times” à Jérusalem rapporte que le
révérend J. Carrow-Duncan, agissant
dans l'intérêt du Fonds d'exploration |
én Palestine, à découvert, sur le côté
ouest de Jérusalem, une série de cham-
bres creusées dans le roc; que l'on croit
être le tombeau si recherehé du roi
David, datanf de 1,200 ans avant l'ère
chrétienne. :
‘La température de la Cham-
bre sous feu M. Pierre
Paris ns Le feu secrétaire général
de-Ja Chambre, M. Eugène Pierre, dont
la mert «a attristé tous les familiers
du Palais sad a était _afhigé eu une
redoutait 8 t qu'il les détestait les
courants d'air et vivait comme un ser-
pent dans une couverture. Par ses
ordres, une atmosphère étouffante ré-
gnait”"à la Chambre. Les patients se
soumettaient et se vengeaient par d'in-
nocentes plaisahteries sur le compte
du digne homme, L'uné des plus an-
cientes est la suivante:
‘Les possesseurs de maigres francs
volt satisfaire leur appétit dans des
endroits moins renommés mais aussi
_môtüs üriéreux.
Mämtenant, il faut conclure.
avons parcouru l'exposition;
impression faut-il en garder?
‘IL est de tonte évidence que
Nous
quelle
nous y
avons trouvé de très belles choses:
IL y a encore des artistes qui cherchent
à faire avant tout feuvre d'artistes.
Mais 1] faut bien avouer que, dans l'en-
semble, il se dégage une impression
de. baroque, spécialement dans l'archi
tecture et la décoration proprement
dites. Là, on a voulu faire table rase
du. passé, on a voulu faire du ‘“mo-
", trouver des formules artisti
ques nouvelles ne rappelant en rien
leg styles des époques éconlées. Aussi
lé spoctaieur ést-il dérouté, déçu. Je
n'aurais peit-être pas ost vous donner
une appréciation aussi catégorique si
_mon. impression n'avait été fortifiée
l'opinion d'un artiste de -grande
r que vous connissez bien, Je
vobx parler dé M, le curé Maillard,
de Gravelbourg, que nous avons eu le
= A de rencontrer 4 Paris. Sa com
ncè de peintre m'a prouvé qne ma
de profane était juste.
J1 fat louer de beaux efforts À l'ex
_ position des arts décoratifs. Mais
Hi fant régretier une fois de
. de tendance révolutionnaire qui
s'ufltre partout en Purope.
Où renie trop volontiers lo: ircou,
lès exemples, l'expérignce des ancûtres
bien des. ipnarudénts 1omhent du
de leur rèôve d'orgueil.
+ FEEL France ARIEL-DUFRAT,
il
\
M ie n
” U 1 1 2 . 7 D xt
primant !8 volonté d'être incinéré. Le
voici dans le four crématoire, entouré
de' hauts personnages officiels, Au
bout d'un certain temps de combus-
tion, on suppose que la crémation doit
être accomplie et l'on ouvre le funèbre
appareil où la chaleur est portée au
suprème degré. Mais de l'intérieur
sort la voix bien connue du secrétaire
général: “Fermez dunc la porte, vous
me laissez dans un courant d'air."
Le bon Pierre étali le seul qui au-
rait eu le droit de ne pas goûter la
plaisanterie, N'ayant du reste aucune
idée d'avoir recours au four eréma-
toire, il voulut bien en sourire quand
on la lui ruconta.
Quant à la température de la Cham
bre, il ne la fit pas baisser d'un degré
N
Les grands de ce monde et
leurs bretelles
Paris L''Ophhion: "rapporte un
petit fait-qui remonte au-jour récent
où M. Painlevé, fevenant du Maroc
par la voie des airs, atterrit à Toulouse
et fut reçu sur l'aérodrome par M. de
Monzie: ;
Le président et le mimistre s'embras
sèrent fort affectueusement, M. de
Monzie était 1rès ému et à peine. remis
de sûn émotion quand M. Painlevé lui
demnnda doucement:
— Est-ce que les magasins sont ou-
verts, cher ami?
Le visage du grand maître de Y'Uni-
vefsilé accusa une véritable anxiété
Une aussi longue randonnée 4 vait-elle
troublé le’ cerveau pourtant si parfal.
tement équilibré du président?
te
“cet institut durañt six mols..
‘pal pour la lutte contre la maluria.
Paris — Le procureur de la Républi-
que a demandé au tribumal de rejeter
la plainte de M. Léon Daudet, le chef
C= parti royaliste, demandant l'ouver-
ture d'une enquête contre inconnu pour
meurtre de son fils Philippe, âgé de
14 aus, en janvier 1923. Le procureur,
estime qu'il y a en suicide,
Une artiste du siècle dernier
Paris — Etampes a célébré le cen-
exaire d'une artiste qui eut en soi
Cage le renom d'un grand talent et ;
d'une rigidité de moeërs | pèu
dans le monde des théâtres. C'était
Rose Chéri. Dans les pièces où elle
jous avee éclat, elle n'acceptait point
des rôle où ft lui eût fallu chantor un
duo d'amour dans les bras-d'un autre
homme que son mari, artiste comme
elle,
Rose Chéri, de son vrai nom Rose-
Marie Cizos, était nfe à Etampes en
1825. Elle mourut en 1860, en pleine
célébrité. pr =
DR) APS VERTE
Mort de Mgr Janssens
Rome — L'“Osservatore Romäno"*
annonce la mort dé Mgr Laurent. Jans-
sens, évêque titulaire de Betsaïde,-en
Palestine, un des mémbres les plus
savants dé l'ordre des Bénédictins.
Mér Jansséns est décédé au couvent
de Saint-Calixte, à l'âge de 70 ans,
après 48 àns de vie ecclésiastique.
Mgr Laurent Jansens naquit à Saint-
Nicolas de Waes, diocèse de Gand, le
2 juillet 1855; il fut sacré évèque en
1921. Il à écrit plusieurs ouvrages
liturgiques réputés.
un,
La coopération intellectuelle
Genève — La commission interna-
tionale de la Société des Nations, qui
s'occupe de la coopération intellec-
tuelle, s'est assemblée à Genève, sous
la présidence du professeur Gilbert
Murray, délégué anglais. .La commis-
sion disoütera 143 détails de l'établis-
sement proposé à Paris d'un institut
international pour la coopération iutel-
lectuallée; "T4 Chambre des députés de
France a récemment voté des crédits
de 500,000 francs pour l'entretien de
a
4
Le Canada lien entre la Fran-
ce et l'Angleterre
Londres — La ville d'Hasting a resti-
tué au Canada les armes royales fran.
çaises de Québec, qu'elle détenait de-
puis 1759. Le général Murray, un des
‘on en 5 o es 9 ap
portées du Canada et en avait fait
adn à sa ville natäle, Ces armes, qui
ornaient aütrefois les grilles de la ville
de Québec, ont été remises solennelle
went par lord Willington, maire d'Has-
tings, à M; Larkin, haut commissaire
ua Camada à Londres.
M. de Fleuriau, convié à cette céré-
monie, avait été invité à prendre la
parole. L'ambassadeur de France, qui
avait choisi commg sujet de son dis-
cours ‘Le Canada lien d'amitié de
l'Entente cordiale”, a obtenu un très
vif et très chaleureux succès.
— +020 07
ROME — Plusieurs nations pa:tici-
perdnt au premier congrès internatio
congrès qui sera tenu à Rome du 4
au 6 octobre, 7
— 22 0
La longueur totale: des voies ferrées
canadiennes était, au ler janvier 1924,
de 39,656.58 milles. Au cours de 1923,
521.68 milles -de lignes nouvelles ont
dé mis ef ‘exploltation.
mañiére dont ils sont produits,
se trouvent dans les organes di-
estifs, où ils causent des désor-
res au détriment de la santé
de l'enfant. Les petits ne peu-
vent pas avoir de confort tant
que ces importuns pernicieux
ne sont pas chassés, Une pré-
paration excellente pour ce bat
peut s'obtenir dans les Poudres
à Vers de Miller. Elles détrui-
sent les vers immédiatement et
corrigent les conditions qui fa-
vorisaient leur cxisteñce,
L Lo
| peinture.
| mémoire, péchère!
Les vers, quelle que “soit la
que st elle avait été un portrait en|legez! Eh nonb: c'est
C'était la pu attitude ét |le même, je"vais
‘les mûriers, | coup vieille. Je me rappéllé
avec une: chaise devant elle pour s'ap-| l'alphabet; je me souviens que :
puyer les pieds; et auprès d'elle, sur première lettre, je ne sais plus
le banc, et devant nn P la chaise, | péchère! Et’ puis, de mes trois
un gros tas de ling blanc com- | enfants en agree pre
y
me la neige et déjà tout parfumé de a deux que la lettre A, fl
en
la leur faut
lavande. à tous les deux Il y a d'abord la
— Eh! bonjour, drantmre! petite que vous voyezlà, que la lettre
— Té! vé!. c'est vous, monsieur | A lui va très bien, pourquoi on: Ta
d'Auriol? Bien le bonjour! : | baptisée: Arsule; et puis, après, nl 4
—— Et alors? vous vous maintenez, à | a l'aîné dés deux garcons, que la lettre
ce que je vois? vous avez une mine
superbe, grand'mère “Lorigemaïi!
Les commandes peuvent être pp
— Eh! éhi! monsieur d'Auriol,
mai plus beaucoap bonne vue mi pot
plies promptement
à “
Ab! si vous m'a-
vie vu à vingt ans! bon Diou!
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‘Tout le monde sait que dans les temps anciens la femme était con-
sidérée comme une quantité négligeable, une béêté de somme destinée
à tous les ouvrages Elle ne dut son relèvement qu'à l'influénce bien-
fasante de liéglise catholique, et aujourd'hui eneore chez tous les
peuples qui n'ont pas reçu lés bienfæits du christianieme, Î1& femme
est toujours considérée comme une créature inférieure. ;
Mais dans nos sociétés modernes, elle a depuis longtemps repris
son rang, et dépassant peut-être. Ta Jhésure on L,; trouve ‘ans toutes
des domal nes qui jusqu’ iei sembl: x ° CTE lut être exc lusivement réservés,
Il en est un cependant dans lequel on semble pratiquement l'ignorer,
c'est dans celui de l'assurance. -
Le mari s'assure. lensez donc, un homme Ça en vaut la peine, Mais
une feinme! -— On assure les bätisses parce que si elles brülinatent ce
serait une perte, On axsure la récolté contre la grêle parce que. la grêle
Ca fait du dommage ça occasionne des pertes. Quelques-uns assurent
mème leurs anime aux. "ref, on assure (out excepté la femme, excepté
lavmére'de famille, re ,
On n'en fait plus une esclave,
graves,
le reste,
t
Ce n'est pas três flatteur pour nos compagnes, et de plus c'est
maladroit, C’est malhdroit parce que la vie d'une mère de famtlle
a souvent autant dé valeur pour la famille que celle du père, et nous
connaissons des quant ités d'énfants qui péinent et qui souffrent parce
aue,celle vérité n'a pas été comprise. Nous noviondréns sur ce sujet,
mais n'attendez pas plus longtemps pour assurer vos épô
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ge
sans la West Candda ln |
vu le jour. C'est telle comblé les défic
de notre journal pendant les années pénibles du début.
La West Canada Publishing Co. a été fondée ‘pour fairé
oeuvre dé presse catholique bien avant l'apparition de la Liberté.
_ Elle publie et a publié des journaux en anglais, en français, en
allemiand, én polonais et en ruthène,
Le Canadian Ukranign, acculé à a banqueroute il y 4 une
couple d'années, est venu supplier la West Canada Publishing
Co. de vouloir bien le sauver en lui prétant son crédit, l'expé-
rience de son personnel et le dévouement de”'ses employés. Ce
n'est pas sans hésitation que les directeurs de la Wes{ Canada
Publishing Co. ont consenti à accepter pareilles responsabilités.
On fit valoir les raisons d’apostolat auprès de nos coreligion-
naires ruthènes; le journal élait nécessaire à une population
privée de desserte religieuse suffisante et gravement menacée
—dans-st foi-—Gette-raison-et-ceHe-ià-seute;-fit-passer- outre aux
craintes qu'inspirait aux directeurs de la West Canada Pub-
lishing Co. un nouveau fardesu ajouté à une charge déjà lourde.
Cette compagnie’ consentit donc à se charger de l’administra-
tion matérielle du journal, tout en laissant à l'autorité ecclé-
siastique ruthène le soin de voir à Fa rédaction et à la censure
d'un journal imprimé dans une langue inconnue de la direction
de la West Cànada Publishing Co.
“ Or le journal ruthéne, récemment poursuivi pour libelle,
vient d'être condamhé à payer #7,000: $2,000 de’ dommages
supposés et #5,000 comme sanction disciplinaire. Ce’ verdict
est d’une sévérité inconnue jusqu'ici dans les annales du jouf:
falisme canadien: Nous le croyons de la dernière injustice,
mais la señtence est portée. ,
C'est-donc une affaire de $#10,000 à peu près, en y ajoutant
les frais légaux. Comme la compagnie d'impression est con-
. jointement respoñsable avec le journal ruthène et que celui-ci
est dépourvu dé moÿens financiers, c'est la West Canada Pub-
lishing Co. qui devra payer. x
Dix mille piastres ajoutées au fardeau déjà lourd qu'elle
doit porter, c'est énorme. Si encore il lui suffisait, de verser
cette somme pour se libérer de tous ses ennuis, elle s’efforcerait
de la trouver. Mais une nouvelle poursuite de #10,000 est venue
se greffer sur la première et il y en a d’autres en perspective.
En présence d'un tel état de choses, il ne reste d’autre alter-
native à la Wes{ Canada Publishing Co., pour protéger les droits
de ses vrais créanciers, que de ééposer son bilan; en vue d'une
réorganisation. : ! |
: Elle doit adopter cette ligne de conduite tout en se rendant
compte qu'une liquidation” ne lui permettra pas” de réa-
liser la valeur de son actif et l'empêchera de faire complète-
ment honneur à ses affaires. Dans le malheur qui la frappe,
cette dernière considération est celle qui lui est le plus pénible,
Inutile de dire qu'elle ne s'y résigne que forcée par des circons-
tances indépendantes de sa volonté.
La Liberté fait partie légalement de la West Canada Pub-
tishing Go: et doit suivre cétlé derniére dans sa liquidation. |
La sympathie très vive que noùs’ avons toujours rencontrée
chez nos abonnés nous à portés à les inettre au courant de cette
triste affaire. Le souci de notre homnèur nous commandait, au
surplus, de dire publiquement lal raison de nos diffieultés
actuelles. on :
Mais nous ne-nous laissons pas abattre par celte dure
douze ans qu'elle existe, la Liberté a, croyons-nous, amplement
justifié sa raison d'être, elle est devenüe un organe essentiel
de notre vie nationale au Manitoba et l'idée même de sa dispa-
rition ‘est de celles auxquelles nul d'entre nous ne voudrait
s'arréter. Aussi est-cé avec un courage non entamé et forts de
la sympathie de nos compatriotes de la provifice et de tout le
Canada que .nous entreprenons dès aujourd'hui une réorgani-
sation nécéssaire pour continuer notre oeuvre de presse catho-
lique et nationale. ;
Nous espérons que la publication de la Liberté et des
autres journaux de la West Canada ne sera pas interrompue.
LA LIBERTE.
8.8. Pie XI et l’‘‘Histoire | slorieuses de l'Eglise universelle, est
L "Eglise Catholi fans aussi un titre d'honneur pour la Con-
de 4 t C ae grégation des Oblats de Marie Imma-
culée. LS
Comme gage de Sa spéciale bienveil-
lance, le Saint Père est heureux de
vous envoyer la- Bénédiction Aposto
ligue, À ed
Veuillez agréer, mon Révérend Père,
l'assurance demon religieux dévoue
weut en Notre Seigneur.
(Signé) PC. GASPARRI,
Très Révérend Père Môrice, O.M.IL.,
Lebret, Sask: (Canada).
ne | En ne co TÉENNEENS
WASHINGTON — On considère que
le problème agricole, aux Etats-Unis
Le R. P. AG. Morice, O.MI, auteur
de l'Histoire de VF£lise Catholique
dans l'Onest Canadien”, a reçu du car
dimai secrétaire d'Elat du Saint-Sière
la ‘lettre suivante que hous sommes
heureux. de reproduire:
Segretaria di Stato ‘”
di Sua Santita
Dal Vatieano, 30 juin 1925.
Mon Révérend Père,
Le Souverain Pontife à vivement
agréé l'hdinmage- que vous Lui avez
fai des quatre volumes de l'Histoire.
de l'Eglise Catholique dans l'Ouest
Canadien”. : s
AS» Ssinteté vous remercie de tout
éveur dé ce témolgnagd de vénération
finie et vous félicite d'un travail qui,
est plus grave que jamais sous maps
rapports. Le congrès s'en éccupera.
MONTREAL — Le maréchal et la
comtesse Haig sé sont embarqués ven-
dredi à Montréal, sur le “Letitia”,-pour
tbut en mettant en. lumière des pagesireutrer en Angleterre.
4 L4 ,
se # ‘
m
retrempe plus ite ses énergies.
, C'est , sans doute, la divine
Ptovideice y suscite toùjours des évé-
ques remarquables qui sont à la fois
la gloire dé leur pays et l'honneur de
leur religion. ’
Le nouvel archevêque de Québec
honneur à sa Hgnée.
C'est ün chef,
Doué d'un grand prestige, fl est
avant tout un homme d'oeuvres. C'est,
par excellence, un constructeur; mér-
veilleusement servi par une intelligen-
ce pulsante et créatrice, il mène à bien
par un effort teéñace et une organisa-
tion invincible les entreprises qu'il a
jugées nécessaires. Ses-collaborateurs
ont foi en lui; son commandement leur
inspire de la sécurité; et fls ini. obéis-
sént d'autant mieux qu'ils l'admirent
et qu'ils l'aiment, La confiance que
l'archevêque témoigne à ses inférieurs
leur est à là fois un stimulant et. un
réconfort. Le chef est humble; le chef
est prudent; le chef est fort.
Mer l'Archevêque de Québec est
aussi un nd orateur; personne ne
s'est jamais lassé de l'entendre, soit .
dans les mille.et une circonstances où
un” évêque se trouve appelé à impro-
viser, sait dans’ les solennelles assem-
blées de Ja réligion, du patriotisme ou
des oeuvres sociales. 4
Vigueur de la pensée, maitrise de
la langue, puissance de la métaphore,
éloquence du géste, tout chez Mgr Roy
contribue à convaincre l'intelligence
et à persuader la volonté.
Enrichi depuis longtemps de la plé-
nitude du sacerdoce et de l'autorité
pontificale, le coadjuteur de feu le
cardinal Bégin ne s'est pas moins fait
rémarquer par la dignité avec laquelle
il accomplit les rites augustes de ,sa
charge, que par la sagesse <lairvoyan-
te de son administration; de près com-
me de loin, nous l'avons tous vu à
l'oeuvre, secondant de ses efforts, qui
étaient toujours gränds et fructueux,
le noble vieillard qui lui avait dit com-
me autrefois le Pharaon à, Joseph:
“C'est vous qui aurez l'autorité sur ma
maison; quand vous oùvrirez la bou-
che pour commander, tout le peuple
vous obéira, et je n'aurai au-dessus
de vous que le trône et ia qualité de
roi.” PRE
Mais si un prince de l'Eglise a voulu
partager avec lui son autorité, de divin
Jait
Crucifié lui a aussi fait part de sen
tiré sa fécondité de l'abondance des
souffrances qu'il a bién voulu s'impo-
ser; un autre Christ, archevêque à la
taille de géant et à la santé de fer
qu'un mal impitoyable ‘a quand même
paralysé pour l'action extérieure, nou-
vel “homme de douleurs”, porte dans
son Coeur et rachète par sa croix les
âmes qui s'égarent,
Chef éloquent, chef entraînant l'ar-
chevêque de Québec est le -Pontife
sanctifié par la souffrance auquel le
bon Dieu vonfé les destinées de l'E
£lise de Québec. |
Nos lecteurs s'uniront à nous pour
saluer dans la personne vénérée du
nouvel archevêque de Québec le chef
qui fut si actif, l'orateur qui sema tant.
de bons discours, le pontife qui dis-
tribga tant de grâces; ils s'inclineront
profondément devant l'homme de dou-
leurs et connaïssant la souffrance; ils
s'agenouilleront avec nous pour de-
mander avec de plus vives instances
le mirÿle que tant d'âmes souhaitent
et qu'elles implorent de la libératité
du Tout-Puissant. — S. L C7"
CDD
REGINA — Environ 3,500 membres
de la Coopérative da Blé travaillent
dans la province et font un effort final
pour portér la superficie des contrats
à neuf millions d'acres.
REGINA — Une grande campgne
sera faite prochainement par les pro-
wressisies fédéraux de la Saskatche-
wan, dans le but de prélever des fonds
pour leur parti
toute l'ännée. Puis c'est celui de la
d'histoire naturelle et de salles de
importants les_uns que les autres-#ont-
un <6rps aussi imposant de bâtisses
en pierre et en briques pour former
une #i grande école d'agriculture. Six
édifices, y, compris la résidence du
Principal du collège, composent la par-
lie la plns importante. Le visiteur
entre d'abord dans l'édifice de l'admi-
nistration. Au centre de ce palais,
on voit un escalier en hectagone qui
monte jusqu'au quatrième étage. Dé
chaque côté de l'escalier il y a des
cabinets de travail, des salles de clas-
$é, une bibliothèque “et un bu-
TEAU_ dE POSE,
Autour de l'édifice central rayonnent
les autres constructions, bâties sur le
même modèle, à l'épreuve du feu, Nous
pouvons’ donc visiter l'édifice de la
botanique et de l'horticultureagec
déux belles serres chaudes remplies
de fleurs aux diverses nuances pendant
physique et de la chimie, bien outillé,
muni de’ laboratoires et d'un musée
classe, Un peu plus loin, vous pouvez
pénétrer dans l'édifice de la mécani-
que, réservé aux travaux manuels et
à la forge. Tout près de 1à, vous allez
au pavillôn de la laiterie, éksiement
bien aménagé. ; +
A quelques pas de ce dernier, nous
pénétrons dans l'immense édifice de
là résidence où l'on loge et nourrit
plus de cinq <énts, es, . C'est
donc dire qu'il y a ‘des chambres à
deux lits et pourvues de salle de bain
à chaque étage. Au centre du palais
résidentiel, dans le sous-sol, il y a une
vaste piscine et des douches où l'on
peut se rafraichir durant les chaleurs
d'été. Au premier étage, vous pouvez
voir l'immense salle à manger où 600
personnes prennent place confortable-
ment. Au-desstis de la salle à manger,
le concierge vous conduit à la salle de
théâtre, aussi vaste que celle de ‘la
ville. A côté de l'auditorium, vous
entrez dans la grande salle de gym-
nase.
Si vous voulez avoir une idée com-
plète des bâtisses appartenant à la
ferme, vous pouvez jeter un coup d'oeil
rapide sur la porcherie, les écuries,
les étables, le poulailler, là bergerie,
la miellerie. Ces douze édifices, plus
munis. de lümière électrique, d'eau
chaude et d'eau froide, alimentés par
un pouvoir hydraulique muni d'un
chauffage central.
Comme vous voyez, c'est une vérita-
ble petite ville ayant ses commodités
modernes et tous les avantages de la
campagne. En effet, si vous prenez
la peine de visiter cètte ferme d'un
2 © — —_—_—_— ———
© ——— —————— — ——— ————— ———— —
1
organisé deux excursions à Winnipeg
Beach et à Grand Beach.
d'entretenir le feu sacré de l'enseigne-
‘ment et de l'étude. :
Godias BRUNET.
30, juillet 1925.
[à nouveau toutes les injures et toutes
(
;
H
3
l
citer de leu
géste de Ia “Liaison
A pas étonhés. La >
Québec à toujours &té avec les oppri-
d'elle que nous est vénu le réconfort
: dans les temps héroïques et malheu-
| reux que nous avons traversés; quand
nous ‘étions bâfoués et maltraités de
Batoche, les Métis ont été traltés,
comme toujours, en vaincus. On a
continué à plétiner sur eux et prineli-
palément sur leur chef, en ramassant
a
Fees en 1885. Comme l'habitude est
Pour détourner des Etats-
Ra Unis prie free F
Le Droit (M. Charles Gautier) :
Tout le monde s'entend pour déplo-
ref l'émigration des Canadiens fran-
çaïis aux Etats-Unis, surtout lorsque'cet
exode se produit, comme au cours des
dernières années dans des centres
américains où les nôtres n'ont pas de
solide organisation religieuse et natio-
nale, Ces centres sont géographique-
ment. beaucoup plus proches de Mont-
réal que les centres français de l'Ouest,
mais-ils sont complètement séparés
de la province de Québec par la lan-
gue, la foi, la patrie, les coutumes.
C'est pour les nôtres l'anglicisation im-
médiate ou' prochaine. |
Vouloir ‘grossir les centres franco-
américains, centres industriels pour
la plupart, c'est dépeupler davantage
les campagnes, altérer d'autant nos
forces religieuses, ‘nationales, politi-
ques. Nous disons ces choses sans
acrimonie, sans reproche, C'est une
simple constatation de faits.
effet, niera qnd.. abstraction faite de
Québec, les 57,000 Acadiens de Ja Noc-
velle-Ecosse, les 121,000 -Acadiens du
Nouveau-Brunswick, les 250,000 Fran-
co-Ontariens, les 41.000 Franco-Mani-
tobains, les 42,000 Canadiens français |‘
de la Saskatchewan, les 31,000 Cana-
diens français de l'Alberta, ont, non
seulèment dans l'ensemble, mais cha-
que groupe dans sa province, plus d'in-
fluence; glus-de-}berté.-ples-d' :
et cela dans le domaine religieux, na-
tional et politique, que les deux mi-
lions de Franco-Américains?
‘lu y a là un fait qui milite puissam-
ment en faveur du maintien des Cana-
diens français dans les provinces ca-
nadiènnes. Au Canada, l'opinion est
unanime sur ce point, et l'on cherche
par tous les moyens à enrayer l'exode
Qui, en!
Jour. Mais la vérité né-ment pas. Le
mille carré, vous observez des champs
de-céréales, des fleurs où butinent les
abeilles, des légumes et des arbustes
de toutes sortes où l'on pratique l'‘“‘em-
birisme”, comme on dirait en méde-
cine. C'est donc une ferme . expéri-
mentale. Le fruit des expériences est
annoté tous les jours de l'année, grâce
à la statistique. On sait, par exemple,
combien d'oeufs par année tine poule
de race peut rapporter, ce que, produit
une vache laitière, combien dd minots
diverses céréales peuvent rendre, ce
que coûte un bon repas substantiel,
etc.
Etant donné que l'agriculture est la
“moelle épinière” d'un pays comme
l'Ouest canadien, on a donc voulu que
rien ne soit épargné pour y édifier ces
maisons luxueuses. .
C'est dans ce.séjcur <harmant que
lès ét udiants poursuivent leurs études
dans les sciences agricoles durant le
cours de l'année. On profite de l'été,
pendant lequel ces maisons sont inoc-
Cupées, pour y instiluer les-cours de
vacances patronnés par le département
d'éducation et l’Université du . Mani
toba. Alors on y voit cette affluence
de personnes venues du Manitoba, © --
Etats-Unis, de l'Ontario, de la Saskak-
chewan et de l'Alberta.
Mais, me direz-vous, quel est: donc
le bui de ces cours? C'est de permet-
des nôtres vors les Etats-Unis.
L'unanimité n'est plus la même lors-
qu'it s'agit de savoir si les Canadiens
français demeureront dans la province
de Québec ou s'ils iront chercher aven-
ture et fortune dans d'autres provin-
ces, s’il est préférable de les masser
dans les régions de colonisation du
Québec et de l'Ontario ou de leur faci-
liter l'accès des provinces de l'Ouest.
D 0——
Humour et morale
Nous lisons dans un joürnal cana-
dien: * :
Un commerçant de charbon, qui vient
de se retirer des affaires, écrit ce qui
suit: RE
“Comment ai-je pu me retirer des
affaires ayant 550,000 à mon compte
de banque, après avoir été trente ans
dans le commerce de charbon? Ja
raison, c'est que je me suis toujours
appliqué sineèrement à mon devoir.
J'ai suivi les règles les plus rigoureu-
ses de l'économie. J'ai-toujours été
honnête, Je n'ai jamais dépensé un
[seu pour des folies, m'attachant sans
rélâche à ma besogne et âvec tout mon
coeur,” +
At cette belle leçon de morale flbit
Par ce trait: à
“Une autre raison, c'est qu'à sa mort
e
tre aux étudiants de mieux se spécia-
liser dans certains sujets dû program
me scolaire, d'étudier les méthode:
d'enséigneme:t, de se préparer. adx
<xamens universitaires afin d'y pren-
mon oncle m'a légué #49,999.50."
À 4————
La mort peut briser bien des joies,
bien des espérances; elle ne peut rom-
pre les liens qui unissent une âme irm-
dre leurs degrés. + |mortelle aux âmes qu'elle aime im
C'est pourquoi quelques-uns je de £
re LA . ;
.
+
lomnies inventées de toutes piè-
bien prise de ne pas se géner avec les
Métis — quantité négligeable — on
adresse en passant quelques mots d'é-
loge à leur bravoure et ensuite on les
écrase sans justification, sous le far-
Cela se fait depuis 40 ans!
Nos concevons que quelques-uns
puissent rapportèr ces calomnieé avec
sincérité parce qu'on leur à pas
montré d'autre version. Le malheur,
c'est que des écrivains de grand talent
ont pris comme véridiques les menson-
ges inventés par la haine, le fanatis-
me et la passion politique. Le but que
se proposaient d'atteindre les auteurs
de ces inventions était admirablèment
sérvi par ceux qui, plus tard, ont con-
tinué à répéter leurs assériions, Oë
but était tout d'abord J'idée fixe de
conväincre le public qu'on n'était pour
rien dans la Rébellion. Les signa-
tures de certaines correspondances
étaient pout eux des garanties de vé
rité indiscutable, et ils ont écrit l'his-
toire à la lumière de renseignements
contenus dhns ces correspondances,
Ce qui nous étonne c'est qu’on semblé
avoir oublié de tenir compte d'une
pärtie importante de ces écrits, car
une citation intégrale auraît fait voir
certains événements sous un autre
petit peuple métis, faible et sans res-
sources, sera-t-il encore appelé à la
faire connaître?
Quelques amis nous disent: “Pour-
quoi n'avez-vous pas parlé plus tôt?"
À cela nous sommes obligés de répon-
dre par un pénible aveu. Après la
mort de son chef et les événements
;da-mationr- "vécut la
tête basse, renfermant sa doûleur en
elle-même, se sentant méprisée et ne
trouvant aucune sympathie autour
d'elle. Les jeunes n'osäient plus se
dire Métis; on leur faisait sentir par-
tout que ce nom était une tache, Ce.
fut peut-être le temps te plus pénible |
pour les nôtres. Mais la Providence
suscita parmi nous des hommes à l'e
prit viril qui secouèrent leur torpeur,
entrepyirent de secouer celle de leur
race et de lui redonner la place qui
lui appartient. Une réorganisation fut
entreprise. Le premier but fut de met-
tre l'histoire au clair, tâche immense.
si l'on tient compte de la situation.
De fait, tous les actes des Méiis ne
semblaient avoir été que des actes
d'automates, Le bien qu'ils avaient
fait, on le leur avait fait: faire. Si
d'autre part on leur reprochait on
écart on ne manquait pas de dire que
c'était dû à un manque de soumission
à une direction plus éclairée,
C'était une légende, mais une légen:
de tenace. Il fallait être bien armé
pour la détruire. Comme ces hommes
n'avaient pas les moyens d'y consa-.
crer tout leur temps, des années pas-
sèrent, mais ils croient qu'ils sont
maintenant en état d'atteindre ce but
dans un avenir peu éloigné. Vingt ans
de travaux et de persévérance leur ont
permis de ramasser fous les matériaux
au moyen desquels le rôle joué par
les Métis dans les Provinces dé l'Ouest
sera mis au jour d'une manière impar-
tiale et véridique. Ce n'est plus qu'u- |
ne question de finances, et nous espé-
rons, le patriotisme des Métis
régler cette question avant peu.
Cet aveu fait, nous entreprendrons
de répondre aux discoërs de Batoche,
On 2 dit là, entre autres choses:
/*En 1870, si là drapeau anglais a pu
continuer à flottér librement à la brise
canadienne, s’il n'a pas été remplacé
par le drapeau étoité, nous le devons
à Mgr Taché ‘
La surenchère n'a jamais aidé
Frâlént pas tirés dans Île
Les orateurs voudraient-lls
‘partant poùr Ottawa, rencontra Riel:
à Säint-Norbert, le 22 septembre, "I *
dit à Riel: “Vous savez le bruit qui
court nù sujet des Fenians? — J'on |
al éntendn parler, répond Riel:
suppose, dit Mgr Taché, qu’
Monseigneur, répond Riel, je suls câ°
tholique et Français; je n'aime pas ”
!ces gens-là, n'ayez aucune erainte.”
<e que cette réponse porte à eroiré *
que sans l'intervéhtion dé Mgr Taché/l"
Riel aurait aidé les Fenidns?
pas de trace d'hésitation.
Et notons bien qu'en ce mometit *
Riel était fugitif et traqué partoüt. ”
Néanmoins, que fait4i? 1 ble
des siens; dans plusieurs. 1 1 4
| consécutives dont les procès-verbaux,»
-ont été publiés, les Métis ont dt
w:
cuté
la question à fond. Quelle ést leur:
décision? Malgré toutes leurs
res, les mauvais traitements, Je man
que de parole def ministres. à Ottawa,‘ |
ils. décident de séutenir le gou me ie
… Et quand le ns & CE
neur Archibald demande leurs servis"
ces, Îls répondent ouf, À une condition
pourtant: c'est qu'ils ne seront pas"
tirés dans le dos pendant qu'ils in:
dront le pays. La réponse @u lieute-!*
nant-gouverneur mérite d'être: cométe :
gnée: “Nous vous promettôns que *
“vous ne serez pas inquiétés dans les |
circonstances actuelles.” C'est-à-dtré* !
Pendant que vous nous défendrez. Nous ++
devons dire, à la justification du liéu.'*
tenant-gouvérneur, que cetie phrase
incroyable lui fut suggérée.
cette seule promese, les Métis 1e
les armes et leur attitude sauva.lei.
pays. Les persécutés sauvèreut les.
persécuteurs, Qu'y ont-ils gagné? Le:
silence ét le mépris. EST
Mgr Taché “une Quastion à Réel
et on lul attribue d'avoir sauvé le paÿs..
Les Métis sauvèrent leurs
avec la seule promesse qu'ils:
°: Com»
ment-leur loyauté et leur dévouen
Lont-ils été reconnus? * Les discours .
‘Batoche vous donnent la réponse,
Passons maintenant À 1886. On 4.
parlé là-bas, le 10 juillet, de !à contre:
campagrie organisée par les mission.
naires.. Nous ferons remarquer que .
les missionnaires n'avaient pas atten: |
du l'insurrect mettre [le .
vernement en garde contre Riel. AUX, ,
prefniers b
partie pour le chercher, ils conseihé-..
rent de l'arrêter, ‘’s'{l te l'invite |
Uon et traverse la frontière”. (
me des Documents parlementaires,
bellion du N-0., page 283.) +
Avant de répondre aux 4,
uous devons déclarer que la plus
de partie de ce qui vaçsuivre est «
tenue dans une lettre que notre Co
mité avait adressée au R, P. Moriée, *
L'idée première du Comité avait 616! -
Le Révérend Père n'a pas dalgné
nous répondre, Pourtant la qué ”
était importante: {| s'agissait de =
réputation de toyt un à
PTE
Le
rés .
LI
À
qu'une mission était …
Li
f}
Ê
ie
t
seïsseisi CRETEIL ELLE LEE
t
chaînes.
les et des
—
rétènt mourir les armes à la main
que
: de ne laisser détruire.
unaniwes dans leur déc Excep-
pourtant Charles Nolin. Après
avofr enflammé les débuts par ses dis-
phuitions de tout mettre À feu et à
[ “iles siens n'obtenalent pas jus-
êtice, f\ prit peur au premier coup de
“jeu tiré au Lac aux Canards, vola la
AYONUP Ge sa bulle-S0ËUF. Mme Atha-
Ia furent
.. : fase Lépine, et se sauva à Prince-A}-
LU Régina)
rt pour se mettre soûs li protéction
Ta police. L'ancien ministre de l'A-
griculture continua son rôle de 1870
‘en se faisant le défateur des siens et
le termina par son! fameux et faux
témoignage au procès de Régina.
‘1 Père Morice semble rejeter sur
‘les Métis la responsabilité du massa-
cre des missionnaires au Lac à la Gre-
nbuille, Pourtant, au procès de Ré-
gina, la défense a prouvé à la satis-
faction du tribunal que les Métis
étalent innocents de éette affaire. Les
1éttres que Dumont et Riel écrivaient
aux Sauvages, et auxquelles on attri-
“ibtie la cause du, massacre, portaient
14 date du ler mai. (Plaidoyer de Osler,
Wavocat de la couronne, äu procès de
‘Dr, le massacre avait eu
Heu le 2 avril. La distance entre le
Este -à hi —Grenouitie-et-Batoche est
7
>
——-enbrme et ce-n'est que dans tes pre:
“vais la chose était. fahe,
“emliers jours de mai que les gens de
Batüche ‘em eurent la noüvelle Leë
Métis regrettèrent ce triste incident,
Faut-il re-
Jeter sur eux une faute coïincidente
qui eut sa propre cause immédiate?
C'est un fait: reconnu que les Sauva
ges étaient dans une situation déplo-
# fabfe- Les agents du Bouvernement-
à fau avoir pris à tâche de les
" re disparaître. Lard rouillé, farine
à dorrompue, etc., tout ce qui est habi-
# tuellement jeté aux ordures était bon
« Dour les sauvages. Faire uh tableau
® de.la manière dont ils furent traités
% serait frop long et tropriste pour le
cadre de cette critique -Nous citerons
& seulement le témoignage de l'hon.
à Lawrence Clarke qui dit: “Si les. Sau
M tages n'avaient pas été retenus par
5 tes prôtres et les missionnaires, les
instructeurs agricoles et
an
F1 sauvèrent
: Pourtes qui est de
if
‘
7
î
l
k
ji
:
3
il
|
fi
tri
La °
:|
o
=
À
dE
T
È
quatre Pères Oblats furent =
Père Moùbn? 11 était dans son église
ét dans les derniers temps il eut la
vompagnie du Père Végreville. Mais
comment croire qu'ils étaient prison-
niers quand, dans les quatre jours de
bataille, le premier aïllait où il vou-
lait, se servant de son influence cün-
tre Riel, et quand le second pat aïler
trois fois trouver le général Middle-
ton, et l'on sait pourquoi. Ces prison-
niers,-si-tant-est-qu'its 16 füsséñt,
étaient étrangement gardés. On a été
jusqu'à dire que ie Père Moulin avait
été blessé par une balle insurgée.
C'est une supposition grätuite, car le
Père Moulir-tui-même ne put dire, im-
médiatement après avoir été blessé,
par quel côté il fut frappé. Nous te-
nons ce témoignage de la personne
|
même qui jui posa la question.
Les deux autres, quels étaient-i's?
L'accusation est grave; elle mérite
d'être précisée. Etait-ce le Père Four-
mont? Prenons son témoignage. au
procès de Riel. I1 fut demandé une
fois-devant le Conseil. Riel le renvoya
le soir même. Napoléon Nault alla le
chercher à son presbytère À Saint-
Laurent. Le ‘Père Végreville les ac-
compagna. Patrice Fleury le recon-
duisit. Ceci se passait immédiatement
avant la bataille de Batoche. Lé Përe
Touzé disparut après l'engagement du
Lac aux Canards et ne fut plus revu
par les Métis.
On a'écrit également que des re'i
gieuses furent priscnnières à Batoch?
Or personne parmi les combattants ou
autres n'a vu des religieuses à Bato-
che pendant la campagne, et même
avant. Des voix autorisées annoncent
cependan! qu'il y en avait. A la vérité
nous ayons en main le récit d'une r2li
gieuse (?) au “Tablet” de en
C'est un roman. Elle rassemble tous
les_ prêtres, les frère, les soeurs al
Saint-Autoine (Batoche) et elle finit
sa lettre en disant “qu'ils étaient toux
virtuellement prisonniers à Saint-Jau-
rent”, Or Saïnt-Laurent est à 16 mil-
les de Batoche et il n'y eut jamais
là de Métis en armes. Aucun coup de
feu n'y fut tiré de toute la campagne.
les autres | Ce roman pouvyäit être bon pour Lon-
* fommes politiques salariés noxymés. Ldrea -en-1888-çmuts atjonrd-hui--pour-
“pour administrer leurs affaires au [faire l'Histoire, il faut le mettre de
- Ÿ talent été tués depuis longtemps.” è
# : l'e témoignage est corroboré par les
k- faits matin du 2 avril, l'Esprit
% Errant alla demander de la nourriture
h-4 êu magasin. Sa femme et ses enfants
Le
M étaient malades, surtout de faiblesse;
ju! méme ’n'avait pas mangé depuis
côté.
C'est un fait bien connu parmi les
nôtres que Gabriel Dumont, se rendant
compte du dommage, fait à leur cause
par les missionnaires, propesa au Con-
seil de les faire garder“ mais Riel s'y
opposa en disant: ‘La . c
mt
: plusieurs jours. Il reçut la réponse
# babituelle qu'on lyi faisait tous les
» jours: “’Travaille, fainéant!” Ce jour-
# à, l'agent le prit par les épaules, le
À {ourna sur jui-mêime, et le jeta dehors
% à coups de pied. Alors le malheureux
. ÿiù tout rouge; il alla chercher son
® fusil, et lorsque l'agent sortit. il fit
d feu. . Ce fut le signal. Tous les Sau-
® tages s'armèrent et se véngèrent atro-
“ tement des maux qu'ils avaient endu-
+ tés. Lés Pères Marchand et Fafard
« tombèrent l'un après l'autre. Les Sau-
% ages n'avaient aucune haine contre
# ks Pères, mais comme le dit ensuite
* FEnfant. Tannant, fils du Gros Ours:
s aidé.
Une simple et
le
leurs presbytères”. Et il n'en fut plus
questiôn.
‘Le Père Morice nous dit que Riel
fut capturé le 16 mai. Pourquoi n'a-
voir pas dit qu'il s'était rendu? Pour-
quoi lui enlever le bénéfice de cet
acte? Pourtant|ceci est prauvé, Hors
de tout doute. Premièrement, par les
témoignages au procès de Régina:
deuxièmement, par la lettre qu'il a
écrite lui-même le 15 mal; troisième-
ment, par le témoignage de Nap. Naaokt
qui chercha, mais en vain à l'entraîner
aux Exats-Unis;: quatrièmeinent, par
le témoignage de Moïse Quellette: cin-
quièmemert, par les témoignages des
. Toujours de l’Espoir
même quand d'autres médecines ne vous ont,
i vieille préparation
‘peut vous remettre sur la route de la santé 1la fait cela pour
milliers d'autres. Pourquoi
A
prenves convaineantes et irréfutables,
mais fl en faudrait d'autres que les
fameuses Lettres de 1885 où ne trans-
pire que la haine de Rie}, haine que
sa mort seule pouvait apaiser. Nous
‘vouloss justice pour la mémoire des
nôtres: nous devons aux héros de
1865-30-71 et' 1585, de laver leur mé
moire des infamie qu'on y a atta-
chées; nous le leur. devons ét nous
le devons aussi à ceux qui yiendront
après nous Nous voulons leur appren-
dre à lever la tête, à être fiers de ieur
passé qui est-tout glorieux. -Nous n'i-
gnorons pas que la tâche est diffcile
et délicate. Peut-être serons-nous obit-
gés de faire des précisions pénibles:
bablement pour d'autres aussi, mais
nous ne faillirons pas à notre devoir.
Nous sommes faibles, mais avec l'aide
de Dieu, nous avons le ferme espoir
d'atteindre le but que nous nous pro-
. Samuel-A' NAULT,
Secrétaire du Comité Historique
de l'Union Nationale Métisse
du’Manitoba
——— 2 2 0D0-0——
L'Association d'Education
et l’‘‘Histoire abrégée de
| l'Ouest Canadien”
Résolution adoptée par l'Exécutif de
l'Association d'Education des Cana
diens français du Manitoba, à son as
semblée du 29 juillet 1925, concernant
te ivre du RP. Mürice, O MI T-His
toire abrégée de l'Ouest Cznadien”.
ATTENDU QEE, après 2zvoir enten-
du une délégation du Comité Histori-
que de l’Union Nationale Métisse pro-
testant , contre certaines allégations
contenues das le livre du R_ P: Mcrice,
“Histoire abrégée de l'Ouest Cana.
dien”, rèlativement à j'insurrection de
1885, l'Fxécutif de l'Association d'Æ
ducation a nommé un comité spécial
pour étudier ces allégationé:
ATTENDU QUE ce comité . spécial
a fait rapport, après une étude appro-
fondie, recommandant l'envoi au R_ P.! trouvent cela très agréable, très doux
Morice, par FExécutif, d'une copie ex-
acte de la lettre qui lui a déjà été| importants” et deviennent insupper-
adressée par le Comité Historique de | tables.
l'Union Nationale Métisse, le 10 février
‘lexacte, même si elle n'est pas complète.
cé. Et a né.
RE
meilleur moyen d'y répondre de notre mieux.
| Muse à
D'abord, que la réponse soil lou
inciler les enfants à én férmaler à leur tour.
e pement de l'intelligence. |
sans dépasser la capacité actuelle de l'enfant. . Non seulement les, parenis. doivent être
Nous devons attendre la question suivante. En* Prêts à répondre à des questions. mais ils doi-
second lieu, si nous ignorons-la réponse, nous ®°#i prépérer la voie cl amener les enfants à
devons l'avouer, mais s'il ÿ a moyen de la trou- poser ces questions aurquelles chaque homme
ver, nous devons la chercher, si possible avec‘! chaque femme doivent stvoir répondre pour
l'aide de l'enfant. - dr
_H n'y a rien qui tue l'effort chez les enfants
comme le fait de constater qüe leurs ainés puis: ‘re eur ef leurs enfants: irop longtemps ils
sent se déclarer satisfaits de laisser une ques- #° s0ni compèrtés comme si les faits de la vie
tion sans réponse. Le souvenir leur en revient laient de telle naîure qu'il en faille avoir
souvent et parfois eux aussi seront satisfaits. honte. Mieux vaut que les erfanis pous pescnt
s'ils doivent laisser une question sans réponse °uvertement une question: ils n'auront pas à
et ils ne chercheront plus à monter la celline epprendre la réponse. par une voie détournée,
des connaissances humaines. Beaucoup d'en- de personnes moins responsables. __.... __ .
fants pensent que leurs.ainés cessent d'appren- ‘ Tant: FRIDOLINE. .
pire de ces conieñs écrits pour elle: !
AUNE ESEEEE
, cermement La toleîte des petits et &es
grands _Il m'est guère À proges de re-
chercher l'originalité dams es costs
famtims : ;
eflet. souvent elle ne sauvrait être complèt
L’A
un besoin incroyable d'attirer l'aîtez-
. ” & ps 'e
tion? . : |" Ce qu'on dit des Ses est applicable :
Avez-vous remarqué le regard 2 | aux garçons, non que leur vanité ax | “Quel âge svez-vocs”. la dame baissa.
coulisse que RER mt qEe Sles, sine irtère de
sur les personnes qui resardnt|p,, ne se sourient que fat pen de
jouer? è
Avez vous remarqué qu'elles font des
manières pour se rendre intéressagtes
leurs habits: c'est par lesprit.et ke
furce qu'ils veulent briller _ It croient, Le juge examims la récalcitrante
a tout savoir, Ês m'oet peur de rien, Dsl Ele lui parut avoir quarante ans
et vont, s'il faut, jusqu'aux larmes Dour), Lntards A lédecateur de re | Puur lui faire avouer la vérité, il exa-
se faire consoler* .l'aresser ceta té à dessein:
Avez vous TER que EarçonS en Ajpeteraije un sukeï® Cest qui — Greffer, écrivez que madame à
filles préfèrent être grondés platit Re}, ne. went de patisure dons ce |
de pamer langesque? Ce lseln de DLL à oiremmement Ce m'est pas — Où! non monsieur le jaçe. pro-
Ma nons l'appellerens de LÉ re dun jour: M faut sy repren ltestatelle, je n'en ai que visgt huit!
nité”. À n
È dre souvent. s'atteler à sa tèche se) — Dans ces créonna le
Fensien, qui sY ME TES Men. | ,romettre de me pes La laisser à Semi jage-an greffier, écrivez que madame
prétend que toutes les filles naissent | de: tâche pal Los aen 2 quarante et un!
avec un ardent désir de plaire: on peut | réséet instances cilines — Neon, non, monsieur le jage, cap-
en dire autant des garçons; ü my a hong -
‘ e aux supplicati pressamtes de Ven | Dita la femme, qu'il écrive trente neuf:
de différence 4ne-dans lé chdis desk EEE es —— "#5 LUE Fr EE le
moyens. SE la comprendre et La poursufvre jub {age mettums trente neuf et demi et
L'éducation, c'est son rôle, devrait | Qu'au bou: .
combattre €ette tendance: en rédiite.
elle l'aggrave souvent.
Les fnères, d'une complaisance qui
va jusqu'a l'aveuglement, célebrent
tout haut, devant eux, les charmes de
leurs petits. Sont\ils assez mignons?” _
Ont-ils assez d'esprit”. On cite leurs
ripostes, leu-s bons mots, on parie
d'intelligence éreillkée, précoce, et eux
les “mignons” avalent tous ces com
pliments comme on boit du lait: îls
‘toit le monde sera d'accord, daème
Cousise MAC vire acte de maissance!
(Prugle de France ) | La dissimaluiion d'âge est an dé
: - / faut fiminmin L'homme en souffre
moins Certains même sourient arec
| cogue tee hkrsgm'on les traite de
| rieuz beaux Peu &> femmes aime-
raient qu'on Les 2ppelit vieilles belles’
Ce somci des femmes de cacher leur
re embarrass en ce montat un iésis-
-lmteur frrzmçuis qui étmdie, dans ses
BLONDE — Nom, certainement nom | jéiïs In question de l'électorat des
ils se gouflent, se prennent pour des
NA 7
DU Ta
1.1
a)
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Dieu, ayez pitié de moi qui suis un : |
pétheur. Je vous déclare que celui-ci
f'en retourna chez ni justifié, et non
pas l'autre: car quiconque s'élève sera |
smhaissé, et quiconque s'abaisse pera
Vendredi 7 — S Cajétan
Sumelli $ — S Cyrisc.
Dimanche 9 — Dixième après la Pen
tecte S Romain
Landi 16 — S Lauren! }
Mardi 11 — S Tiburce et Site Su
ana
Ctaire.
rale ei préféreront ‘renoncer à leurs
droits politiques!
Louis FOREST
Es
Les microbes sur la peau
"4 humaine
‘ D'après les indications du bactério-
logiste russe Wirouga. le nombre des
microbes qui habitent sur la peau hu-
maine est prodigieux_
Au niveau de la poitrine, un demi-
pouce carré de peau contient entre
9.608 et 15000 microbes: un demi-
pouce carré du dos en contient 13.000
à 17260. L'index de la main droite
est rarni, suivant la proprété du sujet.
de 122 microbes par dedii-pouce À
23.060. ù
M. Wirouga a passé su microscope
la peau des mains des infirmiers dans
des Vépiaux. SE SON de Fériiäbles mu
siums de microbes variés.
Moralité: lavonssous souréat, c'est
le seul moyen d'entretenir la santé
|
|
|
physique de notre peau, €t dans les _ |
temps chauds où nous sommes, de
nous assurer une fraicheur au moins
relative
$15,000 EN PRIX
ler prix:
11:66 00.
L'auto d'un millionnaire
Pourquoi se géneraient hs? ‘Ils au
1925, en demandant au R P. Morice | raient bien tort puisqu'on rit de tout
de fournir les preuves de ce qu'il a]et qu'on les admire
avancé au sujet de cet épisode;
- ATTENDU QUE cette lettre est e »
parvenue à son des:inataire, tel qu
testé par le récépissé du bureau de | sible.
poñe d'Argyle, Minn, én date du 29 | Qu'un
mai 1925;
‘Je sais qu'on à du mal à résister
aux charmes de l'enfance; plus om
aysance dans la vie, ples on y ect -cæ
mais plus aussi on comprend
inct, un simple mot, peut éveil
ler la vaniié qui sommeille en ces ju
ATTENDU QUE le R_P. Morice n'a|n®s coeurs.
pas cru devoir répondre à la dité let
tre; r#
EN CONSEQUENCE, il est résêta
que l'Exécutif cesse de répandre
—— Maman, disait un jour uné petite
fille de six ans qui se promenaîit a7e€
sa mère, repassons dans cette 1llée._ .
: _—Et pourquoi, mon enfant”.
| d'avoir le dernier met la paix de votre
|rmémase serait menacée C'est un bien
je me vous conseille pes de vous ser | fume J'ai 86jà attiré, l'attention] °®° Prix: 8220900 en argent.
vir du peroxyée Dour vus CheTÈUL | ce problème délicat. Les cartés Ime prix: $1009.09 en argent.
Vous le regretferiez, car Temploi de |: orales portent V'ige des électeurs. 4me prix: 5500.00 en. argent.
ce Hquile est tres préjméiciable à a | 5 Sme prix: $100 én ‘argent.
Les présidents de secticn pourraient
donc, d'un coup d'osil êtretenus an
cuarast de secrets parfois gardés fa-
rouchement Alors, que faire” Ne
chevelure.
ETUDIANTE — Les premiers dic-
tiommaires réguliers furem- Vocabs
lario/ dla Crusea (1612): le diction-| ne écrire sur les cartes
aire de l'Académie française (1694) la mention de l'âre”_ Cette |
et cœlui.dée VAcadèmie de Madtil st ds crier tros as _ |
CTSIATISN Je crois que le iction: Fig d'autre part. si la mention sub-
maire anglais le plus complet est célai | ie. cu connait beuntox de femmes
de Webster: RE | oi = pes de leur carte du |
PINSON — Vos êtes certaine d'a
voir raison" De grâce m'essayez pes :
faible détail dums La vie et dans quel k
Achetez des billets! Courez votre
chance tout en faisant l'aumêne «e
Refuge Ll'om Bosco
Prix des billets: 1 pour 25 sous; 10
pour $109: 100 pour 5500: 690
$2569; 3600 pour
S50008. .
Ecrivez à M l'abb£ Philippon, ptre.
directeur, Refuge lom Bosco, Québec.
Vous recevrez ves billets par le re-
tour du courrier. '
É de Brunswick, Me,
Fr
- -
livre en question, soit en le donnant
comme prix ou en le reeommandant
pie de cette résolution soit transmise
ainsi qu'à l'auteur. _ _ . :
J-H. DAIGNAKLT,
Secrétaire de
ge l'Association d'Education
‘““L'Expia
La publication d'un roman de Mme
Andrée Jarret est ioujours tn événe-
ment. La derüière en date des pro-
ductions de cet aimable auteur, -L'Ex-
piatrice”, éditée dans la collection du
‘Roman canadien”, chez Garand, n'est
certes Las de nature à faire décroître
la faveur dont il jouit
que d'une charmante orpneline que la } æmières racines”
fatalité a marquée dès son berceau,
grandes phrases [Il est écrit simple
— Parce qu'il y a une dame qui z
dit que j'étais jolie. (Cité par Mgr Du-
aux commissions scolaires, et que co- | Pazloup }
Voilà bien, pris sur le vif. ce besoin
La vanité chez les petites files se
traduit en général par la coquetterie:
elles attachent une grande importance
à leur toilette, cles aiment à se re-
Earder dans la glace: déjà, par ce
1 travers, elles sont femmes.
J< voyais dernièrement. dans ue pas-
vre quartier de faubourg. une enfant
de moies de dix an, presque en sus
nilles, sortir de son mauvais sac de-
vinez quoi’ Une petite glace dans
laquelle elle se regardait complaisam
ment
L2
Estce que les mères devraient sement spérifuel et corpurel de 7%
"| faire complices de cette vanité? Ijse 919 légoeux H travailla penda :ées-
“L'Expiatrice” est histoire trezi | rais si facile de létoufler en ces pre | 2° ans sams être atteint &e 2 cents
D'abord. qu'on se lelEion de ce mal affreux mais à fat
dise bien, on ne détruit que <= qu'un] victime de som dévouement et expire
Ce roman canadien ne vise pas aux remplace bur déchuire ls vamis glle 16 2572 158S :
faut, par une éducation qui s'y reprend
ment, mais compte de l'observation, | souvent. donner à l'enfant un idéal de
du jügemeni, de bons enseignements:| beauté morale qui se subs:itue au faux
et
façon alerte et agréable L'ouvrage. | li faut que. par ses appréciatifes. ssl, Les excetriciés amériaises sont SL CHUSONE LIBRE, » 2 e é,c'est -
fMustré par Albert Fournier, fait par-|lecons, la mère redresse peu à peu le chaque jour plus imsémiehses ou plus 25 Den, Rasmentah, Nifne. 2e tdirectement
tie des Editions Edouard Garand. | jugement de l'enfant, qu'elle mostrelaïsurdes Juseren" comme ettonique. :
153a, rue Sainte-Elisabeth, Montréal. | l'importance des qualités morales, de] En re moment à Kew-Verk et à Chi Si la faiblesse entraîne des troubles d i un fan-
Cette maison vous enverra ce roman |la bonté, dé la simplicité, du dévous |cadn des femmes me font. les en quelques semaines de tmitement avec les
sur réception de 20 sous
M ———
DUBLIN
d'excellents principes exposés de | idéal de beauté simplement hemaine
ment: qu'elle jes mette au premier yves en route indélébile
plan, n'accordans qu'une insigui Fe
— D'après les statistiques, l'attention à la beauté, aux charmes dede mime ds chirurgiens qui peurs !
le nombre des cas de tuberculose di-| visage et même de Fesprit
minue graduellement dans l'Etat Libre
d'Irlande.
IL faut aussi que != conne con£r-
me ses enseignements Qu'elle s'ins | faire à “des désirs amiemeux”
n
C4
JOUET VON Sen EU 5 EL U
voir gardé Le silence Par contre
emtourez de bontés celle qui est cause
de cette dispute. Il n'y à rien de ples
calmant que Ce megem Qui pars im
À UEMEOTIAULS
PI
vaut ka peine d'être essayé
MIRANDE — Votre prince cbar-
mant n'est ni beus ni €Mgamt mais | avais des maux de tête
ne ne tree me senti lourd
Que voulez-vous dune de plus? Né et parce que mon sang était
comtimuez d'aimer votre Piesre comme tions sur tout le et des
UN le mérite Je sous souhaite tout Le
LOUISETTÉ — Le Père Damien, mé
à Lowvruin #n 1641 dévoms Les plus
beîles années de sa vie aim sosiegs-
à
MERE GR AXD
À M ——— ‘
. que d'appétit, à
Pilules Moro, ces symptômes disparaîtront.
tent en accusant Murs collègues qui D maquns ci pue ain ce Cite Blu Luis er : remèdes. à
se Lvrent à ces opérations de sûtss . 4 d ti dé
Centre cette ame 227000. Bret!
1CES
LULES MORO.
“Ÿ-Cravs-promeme-cemme one vor À —
5100.00, 25,900 pour |
Ho À ces dames pour fêter la bonne mère
#ainié Anne.
—<qhrs à Saint-Pierre, lors de l'exposi-
e
sg
: La Révérend Père appartient aux B6-
AREUTE DIM Jon Hebert-(t ri Ti
membres du comité, à | (toujours rudimentaire) et l'exports
tion en grand 5:
ia | la ‘ecigrécitiol
| ee ar Sainte-Anne a chébré
+ Aôte de sa patronne bien-aimée.
D'ailleurs toute la paroisse s'unitsentt ever
H s'est distribué un
nombre de communions le ra-
et surtout à la messe de 8 heures:
. M. je curé, au prône, nous a excités
à une dévotion toujours plus grande
chvers la bonne mére. Ï1 nous à parli
de, sainte Aüne la gracieuse — gra
tleñse aux youx de Dieu et graciense
pour les, chr Liens. ; Après la messé,
æ-véhéré Ya -retique d
pe ny Anne. La relique est restée ex-
pôsée toute la journée, entonrte- do
lumière et de fleurs.
k "4 - affidavits, etc.
7 4 “Nous avons le plaisir d'avoir au mi.
liéu de nous le R. P. Saive, qui vient
- prendre quelques mois de repos près
dé_ÿa famille pour rétablir sa santé
compromise par un excès de travail.
abatis
forte amende à payer.
ouvriers Jui.
doute de s'acquitter facilement.
jusqu'à nouvel ordrè,
jtins de la famille de Solesmes;
il est en résidence dépuis plusieurs an-
nées däns le grand Duché de Luxem-
. bourg. Puisse le climat da Manitoba
fer äü Révérend Pèré tn renou-
veau de santé! ECS RSR OR PE SE
..…. :
Notte Vicaire, M. l'abbé Picton, est
pit pôür la semaine se reposer dins
sa famille à Haywood; nous l'atton-
don satiedl: soir,
' L 1 L 1 L1 ,
Nous avons un temps très propicé
pour les grains. Le seigle est on par
tlereouré et l'orge est mûre pr en
droits, Pour le blé, on commencera
à couper la semaine prochaine dan:
quelques champs. L'apparence est
très befle. à
ce pays, soit pour aller chercher for
Un Français fappelé en Eu.
en culture, 4 acres cn beau foin,
l'exploitation peut’ payer, à elle seule,
comptant, et . peut être
prompte vente.
S » € titre clair. !
Les amateurs de chevaux tireurs du
Manitoba apprendront ayeu. plaisir
Qu'il y a eu l'un des plus beaux con-
tion du 16 juillet, 4a foule était en-
chantée de connaître les meilleurs at-
telages de chevaux de Saint-Pierre.
Les brix étaient assez convenablas. Le
mier prix fut gagné par M. Théo: ÿ
p ile Turenne (#15); le deuxième p
M,, Adolphe Joubert (#10); le troisie-
me par M: Albert Hébert ($6) 46 qua
de neuf.
Une witre encore, bien bâtie égale
l'achat d'un “homesteñd” non bâti,
serait à vendre à des conditions éxcep.
tionuelles.
aquième par M. Hector Handonnehu:
le. sixième par M. €CH. Teef. Les
plus beaux c ovat he #6 montèrent
pas, les meilleurs à l'épreuve du col-
lier. Les Amateurs de Saint-Pierrd-
espèrent” ‘que dans les années à venir
les propriétaires de chevaux tirers
mettra en communication avec les pro-
prifiaires,
LI] .
Fisher Branch compte cinq maga
sins, un maréchal ferrant, un cordon-
nier, un bourrelier- sellier, des-restau-
nt de plus en plus encouragés. rants et un gros hôtel, un marché à Edmond _.Comeault; _ secrétaire-tréso
i SE et—urr élévateur. Plus de cent rièr, M. Léon Bruyère; représentants |
ii familles canadiennes ou Catholiques | des écoles: village, M. Euclide Désau-
FISHER BRANCH fréquentent la jolie petite église, flan- | téts: Saïnt-Pie, M. Albert Fortier: Les
: ue . ,fuée d'un presbytère, spacieuse et sl: Pointes, M. David Loiselle! |
.Auô! AIlô! Fisher Branch. Tiens le quartier résidentiel. {
ces doi petit village existe donc tou
jours? 11 y avait cependant bien long
tefips qu'on n'en avait eâtendü parler
Mais oui, il existe, veut vivre et n
ïhême des aspirations à la célébrité
Qu'on en juge!
« D'abord 11 a eu l'honneut d'une mis
de. organisée par notre sympathique
viré, M..l'abbé Leroux, et préchée par
M. l'abbé Desrosiers, de Winnipeg, qu!
n eu la joie sacerdotale de voir se:
| tuée dans
ganisation
coopératif.
4 4 00-2—— —
SAINT-CLAUDE
Célébration du 14 juillet
. Le mardi/14 juillet Saint-Claude cé
prochaine
+
PR
est devenue sa fête paroissiale.
a, veille, Ce ::xbreuses ‘salves d'ar
itillerie annoncèrent le grand jour.
La journée commença ‘par
‘grand'messe chantée par M.
Chamberland, curé de la paroisse St
Denis d'Haywood. Après l'Evangile !
R. P. Autoine,
Lourdes, fit le sernton de circonstarice
ha
Four ceux qui souf
. frent des -mousti-
ques ou d'autres
pigères d'insectes.
rien ne soulage e!
nous, félicita de Lheureuse initiative |
diatement toute ir
ritatiôn et toute dé.
mangeaison.
On devtait l'avoir
à portée de la main
dans toute maison.
AS É ! à
nous dit la joie qu'i} avait eue de re
1. dénoncés par tous les gens
x de la santé publique, sont
ADR SAR 2e DATA DATES,
me. La police
fermer les yeux. Estce. que, par ha-
lard, elle y aurait intérêt? Quelques
uns, parmi nos intellectuels, et des
ufieux placés pour savoir que cet al-
lecol de patates est tout an plus bon
pour remplacer la gazoline dans les
moteurs, en sont pourtant les plus
“absorbateurs” et de “cuite en
cuite” ne dégradent jusqu'à la brute.
IL y a eu cet hiver uh formidable
de bois de pulpe, tellement for-
midable que le gouvernement fédéral
s'est ému, a nommé sur place un {ns-
pecteur dont les rapports ont mécon-
teñté les exploitants et qui ont été
confirmés pour d'autres inspecteurf
envoyés . . Cxpressément _ pour _ vérifier
Une firme de Winnipeg, intermédiaire
d'une société des Etats, est intéressée
däns cette affaire et l’on parle de faux
Elle aura, dit-on, une
Le salaire dé-
risoire versé aux bûcherons et autres
permettra sans aucun
Dans
tous les cas, le bois oeuvré est sais!
Quelques Ruthènes et Français, dé-
goftés, de cet état de choses, quittent
tune ailleurs, soit pour rentrer dans
leur pays d'origine et de ce fait, les
rope. vendrait sa terre, située-à trois
milles du village, comprenant 20 acres
le
reste en pacage et en beau bois de
corde et propre à la construction, dont
le prfx demandé pour la terre, /$600
moins pour
Les animaux, machi.,
nerie, ménage, sont aussi à. Mr 44
un prix à débattre. Boüs bâti ts,
Une autre terre, située X/deux mi-
les à l'ouest du. village” 80 acres en
culture, la balance of foin et pacago
est à vendre pour $2,800. Les bâtisses,
grandes et cofimodes, sont à l'état
menfet susceptible d'agrandissement
* Si. des .Amäteurs désirent, dé: plus
amphésurenseisnementés He RAUTONT
qu'à s'adresser à la Liberté” qui les | de l'année fut présenté par le secré-
De
plus, on parle à mots couverts de l'or:
d'un magasin
lébrait la fête nationale française qui
Dès
une
l'abb<
curé de Notre Damp de |
H mous parla longuement de a mère
Patrie dout nous célébrions-inféte-ef
lue nous avions eue de choisir pour
pressions sur son dernier voyage: il
irouvér une France encore saine e:
catholique malgré tout, prête à. sup-
porter teus les terribles assauts dtigés
contre elle; il nous décrivit l'ardeur et
la belle organisation des catholiques
de toutes classes unis pour la défense
de leurs droits et de leur religica. Hi
ph es entonna: alors “O Cans
da!” et la “Marseillaise”.
"| Belïie et impressionnante <érémonie
qui restera inscrite à jamais dans les
annales de Saint-Claude. .
Les vétérans accompagnèrent ensui
te leur drapeau jusqu'at presbytère,
et le confèrent à la garde du R. P.
un vin d'honneur, Le lieutenant de
Rocquigany reçut alors les félicitations
de ses anciens compagnons d’ ‘armes.
On se rendit ensuite au “banquet,
servi dans la salle paroissiale par les
dames et demoiselles de Saint-Claude,
qui s'acaxittèrent de leur tâche avec
la même grâce et le Ânême empresse
ment que les années précédentes.
L'après-midi fut consacré aux jeux
et aux sports, la foule allait toujours
grossissante, l'entrain et la gaieté ré-
gnèrent touté Ta soirée pendant 11
quelle l'orchestre de. M. A. François,
de Bruxelles, nous fit entendre de su-
perbes morceaux de choix: Le temp:
s'écoula très vite et bientôt la foule
se rendit à nouveau dans la salle pa-
roissiale pour le souper.
séance récréative et musicale fut don-
née au public par le groupe artistique
de Saint-Claude, avec le concours .de
l'orchestre qw se fit entendre pendant
les efñtr'actes.
“Tête folle”, comédie vatéarille ex
defñx actes; “Camomiile”, éomédie
litaire en un acte, occupèrent -
{tie théâtrale du program e.la #2}.
rée, qui se termina par le olfant de no:
hymnes nationaux.
Tout lé onde partit content de cet
te belle fête où chdcun avait puisé un
renouveau de fÿatriotisme,. regrettant
que cette journée se fût si vite écoulée.
Les bénéfices de la fête ont été par-
tagés Æftre la paroisse, le Cercle Ca-
th que ‘et la société de balle au camp
Saïnt-Claude.
A tous nos généreux bienfaiteurs et
tous ceux qui ont bien voulu nous aider
à organiser cette fêtes un cordial mer-
ci Merci encore à tous ceux des loga-
lités voisines qui sont venus nous en
courager et apporter de l'entrain À
nôtre fête. :
‘Tony BAUDOUX,
Secrétaire du comité de la fête.
2 —
, LETELLIER
—]——
L'assemblée annuelle du Cercle pa-
paroissial de l'Association. d'Education!
avait lieu. dimanche le 19 après la
taire, Léon Bruÿère. : 3 >
Les élections furent par acclama-
tion, les mêmes officiers étant mainte:
nus en charge pour une autre année,
Ils sont les suivants: Président, M.
Joseph Saurette; vice-président, M.
ï términa en s'écriant: “Vive | VOS merve
et”, cri qui fat répété par ss
Radaz, leur aumônier, qui leur offrit.
Quand la nuit fut venue, une grande ! du gravois
“érandimesseLé ribpôrt dés activités
M. Saurette remercia tous les mem-
bres de la confiance maniféstée en jui
et en ses collègues. M. le curé ajouté
ses remerciements. aux officiers du
rercle, et insista sur la grande impor-
t
«iatijon.
. +
Huit concurrents furent présentés
pour l'examen d'entrée par l'école dû
village sous la direction des religien
ses de l'Institut. Notre-Dame .des
sions, et tous ont réussi. Les maîtres
ses et les élèves méritent nos félict:
tations. '
Trois élèves de l'école de Saint-Pie
ont aussi passé ces examens avec suc
Poar le cätarrhe ::-
C'est une
les
réconimandations prinçi-
ne guérit comme [| "0t"e fête paroissiale la fête de 11! voir être utilisée intérieure-
“Wonder Of”, France d'où nous venons en grandement avec autant de
Une sèule. appiica |oartie. 1} nous donnä ensuite ses 1m au'extérieurement, Ceux qu
tion guérit immé
rent sont de retour de l'Ouest.
Rec invité à
invité.
la célébration du jubilé de la fonda
d'Emerson, qui réunissait à cet
Mi |
tronbles
de. qu'à lat, au lieu de
souffrir k lon
cours per y
Ce sont des témoi ages sem-
blables qui ont édifié ctmainte-
nu la réputation des Pilules
, comme vieux remède ca-
adien pour Jr
Les Le Dod ulagent
tout mal de rognons, de quel-
que nature qu'il soit.
cès. Ts furent préparés par Mlle Marie
Saurette, institutrice, qui elle-même
fut élève de notre couvent.
Les parents doivent noter les pro-
grès d2 nos écoles et encourager no;
Ltricés. Re a
L 1
Un accident ani aprait pu 4voir des
suites mortelles est arri vendredi
le 31.- Un camion Ford la propriété
de la Cie Great West Sand and Gravel,
a été, frappé par uytrain du C.N.R.
Le camion occupé à charroyer
r le chemin et se diri-
raverse du chemin de fer,
lorsque #’approchaif un train se diri-
geant/ ers le nord, Le chantier pensa
avoir le temps de traverser ‘la voie à
suite de celui qui le devançait, mais
sa voiture ralbntit en approchant: de
la voie, et stoppa au milieu. 11 xoulut
reculer, mais ne put le faire avant que
la locomotive frappât le devant de sa
machine, qu'elle fit:toùrner, brisant %
moteur et une roue. Les deux occu-
pants, Harold Wonides, chauffeur, âe
la rue Balmoral à Winnipeg, et un
compagnon, Jack Williams, de Letel-
lier, qui l'accompagnait par plaisir,
furent projetés hors de la machine, et
l'on craignit pour leur vie. Heüreuse-
ment, ils ne furent pas blessés griève-
ment, Wouldes souffre d’une effiorsé
à la cheville du pied gauche, de cou-
pures et de. Mmeurtrissures à la figure
et au bras droit, tandis que Williams
s'en tire avec de légères coupures à là
figure.
‘Le Dr Cloutier-fut immédiatement
sur les lieux et prit charge des bles-
sés, qui souffrent toûs deux d'un choc
nerveux.
L1 L1
Nous saluons ane plaisir le retour
parmi nous de M. et Mme Josapha:
Cadieux, revenant d'un pèlerinage -X
Rome. Nous sommes assurés qu'ils
rapportent de nombreuses impressions
etau'ils auront-des-choses très -inté-+.
ressantes à raconter. ° À
‘ L] L1 L}
Met Mme Théodore Gauthier sont
aussi de retour d'un voyage dans a
province de Québèc.
,
L] L 1 !
| Mme Jos.-H. Empson et Mme D. Pa
fdroit un grand nombre de pionniers
du district. Nous en comptons plu-
sieurs parmi nous, tant canadiens-fran
çais qu'anglais, -
‘Mme MçClelland, âgée dé-85 ans
réputée a première femme blanche du
district; habite aux Marais. Son plus
ance de maintenir notre organisation | vieux fils, qui dépasse la cinquantaine,
locale pour aider l'exté ‘utif de l'Asso: | est né au
Manitoba; on le dit-le pre
mierf enfant blanc du district. Un bo
nombre d’autres sont au pays fopeis
longtemps.
_M. le curé Jutras fut spécialement
invité à assister au banquet offert aux
anciens, et À y adresser la parole.
Sir James Aïkins, lieutenant-gouver
neur, l'hon.: Bracken, prémier ministre
et l'hon. Albert Préfontaine étaient
présents. ‘
Un camion décoré représentapt une
maison en bois rond du vieux temps
avec des personnages vêtus selon l'é
poque, la vieille filant ayec le ronet
pales de l'Hüile Eclectrique du | tandis que le vieux fusil et-les pèaux
Dr Thomas, que celle de. ‘pou: | et Même le poisson, que l'on avait l'ha
bitude de prendre dans la rivière Rou-
succès | 3e, étaient suspendus aux murs de la
“Abahe, pariicipa à la parade et ob-
souffrent du catarrhe trouve-|tint un grand suceds, remportant je
ront que l'huile, quand elle | rermier prix. Ë
est employée suivant les ins-| Une Inscription se lieait “Emerson
tructions, ‘donne toujours. unit Samtiie, 18:17, ‘Ootte voiure fut
prompt soulagement. Bien des !|pr'psiée sons 1a direction de M. Ed-
pe
tions.
&
nés qui souffraient de çe | mont Comeault, qui reçut des félici
mala aise se sont trouvées gué- tations de toutes parts pour le natu.el
ries.el ont envoyé des attesta- | de ce tablean.
M. et Mme J.-A. Comeault, Fa Saint:
\
PT RS
_6quipe de “balle”
'sion de police indépendante, Une délé-
de Mile Jeanne Polletier, de l'école Ala:
rie No 2, viennent de passer avec suc
d'rntrée.
| rafralchissante, chargée de
fr des fleurs, devient tonique pen-
ar pr ms resplendissant éclaire
parte enchanteur et:dore de ses
les. Maisons coquettes el les
dote verdoyantes. À tontes ces
-heautés naturelles s'ajoute, pour_ le
sportsman, l'attrait irrésistible de la
|chansé.
, Cette description sanaire de notre
‘district n'est pas suffisante, mous le
savons, poùr faire connaître tout le
charte que l'on éprouve en parcourant
notre région. J1 faut-la voir et y sé-
journer quelque e témps pour en appré-
Au, Minn, et de cier ‘les beautés réelles. :
remporta ja. paime | Tous ceux qui veulent s'établir sur
de R eau. a terre agiraient sagement ef venant
. | noûs voir.
La te d'anbobEs des ss belles. voie qui conduit à l’aisance et à l'in-
Le se et l'orge môürissent bien. dépendance. / \
L'avofne ent stperte. Nous ne croyons { "+. *
bas’ nous tromper en disant que la ré | De passage à la Villa des Pins: M.
olte sera l'üne de nos meïilleures. | W. Bruneau, de Saint-Pierre: Mme Mit-
Quelques endroits seulement ont souf- ler, de la Californie; M. A. Van Kooten,
fert par l'eau. de Roseau; Mlle B. Briand.
pers que l'on construira, dit-on, le
temps prochain. Le tout était la
ttion de M. fi ,Bouvét. Tou-
dévoué aux bonnes c: M. le
uré à sy remporter un bof succès par
le zèle infatigable qu'il déploya.
Hi y éut un joli. p f;ramme,
Notre
camp se mesurait
avec celles de Ko
Woodridge. Etle
contre l'équip
Ts auront Alors trouvé ja
SAINT-BONFAE |
“La chinislesion de police
est actuellement en visite chez sa
soeur, Mme S. nn
L .
M. l'ayocat Mtcorne. accompagné
de Mme Bétournay,. noûs quittait lundi
ÿ tr" matin pour une dizaine de jours qu'il
Le conseil de ville, dans sa séance
de mardi soir, n'a pris aucune décision
au sujet de la création d'une cemmis-
passéra oi la rivière Winnipeg. ‘+
gation composée de Mgr Jubinville, : Arc
du Rév. J-A. Haw et de l'ex-échevin } DANS LE M
J.-A. Cusson, a présenté une. Pétition É | Le 3 44
des citoyens à cet effet.
L'échevin MéFadyen s'est plaint d'n- | LA Situation est favorable en
sinuations faites contre les membres Rues eten Amérique ssl
du_conseñl. Si celui-ci n'est pas ane | ‘Une occasion exception |
à conduire, les affaires de Ja poifcs, __ melle pour le Canada - |
at-il dit, ñ ne l'est pas davantage À
diriger les finances de la ville.
L'échevin Doucet croit que des hom-
mes nommés à vie ne subiraient, pas
les mêmes influences que ceux jui doi:
vent se faire élire tous les deux ans
Le Consäil siégera de nouveau ven-
dredi.
Les rapports sur l'état des récoltes
de blé en Europe sont toujours très
favorables. Une Cvaluation revisée de
la récolte totale de blé a été publife
la semaine dernière. Cette récolte est
estimée À, 224,000,000 de boisseaux,
contre 170,000,000 de boisseaux en 1924.
T0 —
La ‘récolte de bé de la Hongrie est
Pèlerinage à Sainte-Anne | maintenant évaluée à 62,400,000 bois-
des Chênes seaux contre 51,569,000 boisseaux l'äh-
née dernière,
L'évaluation de juillet de Ja, récolte
canadienne de blé est dé 365,000,000
de boisseaux contre 262,000,000 de bois-
_l'année dernière, et celle d
Etats-Unis est de 680,000,000 de bois”
seaux contre £873,000,000 de hotseenz,
l'année dernière.
…Nes évaluations officielles de la ré-
colte de blé ont été reçues pour les
dix pays que voici: Canada, ftats
Unis, Inde, Bulgarie, Espagne, Hon-
grie; Hake.-Hollande, Aigénie -et-Pirmri-
Sie. La production totale de ces pays
est maintenant évaluée à 1,921:000,000
de boisseaux, contre 1,925,000,000 en
1924 et 1,989,000,000, moyenne des cinq
années de 1919-1923. En 1924, ces dix
pays ont produit 62 p.c. de la récoWe
totale de blé, la Russie non comprise.
La production totale des cinqg-pays
européens que nous venons de mén-
tionner, c'est-à-dire la Bulgarie, l'Es-
t
Nous rappelons que c'est le mardi
11 août qu'aura lieu le pèlerinage tra-
ditionne] de Saint-Boniface et de Win-
sera sous la direction de Mgr Jubin-
ville, P.D., curé de la cathédrale de
Saint-Bôniface, Le train spécial par-
tira de Winnipeg, gare Union, à 8 h. 15
du matin, et de Saint-Boniface à 8
h.30. Le, prix des billets aller et
rétour est: de Winnipeg, adultes,
SES ENTANTS, 00 SOUS: AE SAMEBONT-
face, adulies, 41.25, enfants, 60 sous.
———— DD ©—————
Au Collège .
Quelques légers changements sont
annoncés dans le personnel du Collège
de Saint-Boniface:
aviseur spirituel des élèves: le R. P.
Edouard Lafièche est nommé profes-
seèr de versification. Le R. P. Joseph-
Alfred Bernier sera professeur d'élé
ments latins et directeur de musique,
Les RR. PP. Louis-Joseph Roy et Guy
Courteau sont nommés FRERE de
récréation.
Les RR. PP, Doyon et Caron quittent
Saint-Boniface.
À D ——————
PETITES NOTES
S. G. Mgr Mathieu, archevêque de
Régina, est passé À l'archevêéché de
Saint-Boniface vendredi, revenant de
son voyage à Home, 1] est parti le
même jour pour Régina. M. l'abhé
Lemieux, curé de Willow Bunch, Sask.,
l'accompagnaft.
L] LJ Li]
Nous sommes heureux d'avoir parmi
nous la visite du Dr Pierre. Paquin, à
Hull, P. Q., ancien élève du Collège
de Saïnt-Boniface, 11 s'est rendu au-
chevet de son père, dangereusement
malade à l'hopital de Saint-Bonifare.
L]
Mme Hince remeneis les parents et
amis qui lui ont témoigné de la symm-
pathie à l'occasion de la mort de son
mari, M, Arthur Hince, survenue ré.
cemmént. k
A moins que les vers ne soient
chassés du système, aucum en-
fant ne peut être en santé, Mo-
ther Gravés''Worm Extermina-
tor est un remède excellent
pour la destruction des vers.
VINSC
Fromage: Parmigiano, Emmenthal,
4 . +. 4
Mme Aïbert Gardiner, de Montréal,
a ———
Les cors mous sont difficiles
à exlirper, mais Holloway's
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douïeurs,
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BOURGOGNE, CLARET, MOUSSEUX, MUSCA-
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Peur SERA
pagne, la Hongrie, l'Italie et la Hol- :
lande_est de 506,000,000-de boisseanx,
contre 404.0006,0060- l'année dernière,
soit une augmentation dé près de 400,-
000,009 de boisseaux. Il est fort pos-
sible que lorsque les rapports des au
tres puys européens seront reçus, Îls
actuseront une augmentation totale de
200,000,000. de boisseaux dans la ré.
‘colte européenne de bié, par us
raison à celle de 1924. :
. L'évaluation de juillet de la bus
des Etats-Unis est de 19,000,000 ‘de
boisseaux x! plis, élevée ue l'évaluation
de juin; cependant, commé la récolte
Me défasse pas 680,000,000 de bois-
seaux, la plus petite que l'on ait ene
depuis 1917, les Etats-Unis n'auront
que très peu dé blé à exporter, L'effet
dé cette situation -saute aux yeux, lors-
qu'on sait que pendant la. périodëe qui
s'est écoulée entre août LE et mai
1926, les premiers dix mois de l'année
actuelle ‘de céréales, les Etats-Unis
ont exporté 288,000,000 de boisseaus.
Paisque les Etats-Unis et l'Inde n'ex-,
porteront que très peu, la récolte. ca
nadienne de grain aura une ‘impottan-
ce extraordinaire au cours de l'année
de: £éréales qui vient, spécialement .
pendant la période ui précèdera la
coupe de la récolte de l'hémisphère
du sud, Les seuls concurrents séridux
que le Canada ait à rencontrer dans
l'exportation du blé, d'octobre à fé-
vrier, seront les Etats des Balkans, la.
Russie et Afrique du Nord, et ces
pays n'exporteront que des quantités
relativement faibles.
D -0—— À
L'inconpréhensible n'humilie que les
pêtits esprits. Une grande et forte
raison. trouve tout-naturel de plier ses
alles devant le mystère et d'adorer
l'Etre supérieur qui s'en est fait an
vêtement. Elle estime que c'ost un
grand honneur pour ellé de le connaf-
tre, inême sans le comprendre, — Mon-
sabré.
“AAURINE
zarde vos YEUX
clairs, beaux et
Démandez le livre b Hà a noir ‘
des yeux—Murine Co., Chids”
commencera bientôt
Après une grosse journée d'on-
vrage,, la meilleuré nourriture
“est
se _pour_ les rules
un piat substantiel de
MACARONI ou
. SPAGHETTI
EXCELSIOR
est par eäcellence l'aliment
sain, nourrissant, économique
co ———
Le paquet de 3 livres net .
Excelsior Cream Cut:
. Macaroni
convient particulièrement pouf
les familles
ISSANQ
ités:
Gruyère, Gorgonzola, à grater, etc:
CRETE À où a
aughan,
mille qui me recevait pour la première
- foin" sa Cable s'ingéniait, à causer
d'aûtre chose, Je le sentais, et une
inquiétude en naïssalt en moi. es
prés 1é lé dfnier, Lau
à coif de Îa Age ve Pmn "at né-
lon, me fit asseoir prés d'elle, et la
question jusqu'alors réservée se posa
naturellement entre nous deux, Ma-
demoiselle Madeleine, debout non loin,
mais presque complètement détour-
née, tuaillait un érand hamac dont
elle avait aceroché le bout à l'expa-
anoiette d'üné fenêtre, M. Laubriet
eŸ Marthe feuilletaient au piano une
partie nouvelle.
J'ab.sté. deux fois ‘voir vos pa-
reuts, me dit fisdame Lawbriét, et
mon mari plus souvent encore.
savez, Pierre,
jours eu beaucoup d'estime
éxcellentes gens. ‘
— Ils vous le réndent, mädame,
pour cés
Je n'osai pas m ‘informe r d abord” _
mon pére, ét J'ajoütal:
— Antoinette va bien?
— C'est la plus jolie fille du bourg.
— Et Marie?
|" 2 307 prétend qu'elle ne iardera pas
à se marier. Ce sera une vrale mé-
tayère. Vos parents mettent leur es-
poir en elle, et je crois qu'ils ont rai-
son. L'avenir est là, malntenant.
‘— Comment vont-ils?
— Bten ‘vieillis, Pierre, votre père
surtout,
- Lui avez-vous parlé dé mt
— Naturellement.
— Qu'a-tft dit? !
Madame Lätubriet, qui jusque-là con-
sidérait distraitement le dessin de l'é-
cran japonais qu'elle, tenait, tourna
large, où des pensées sages passaient
l'une après l’autre, ;
— }l est-toujours irrité, ditæelle, Et
que voulez-vous, mon enfant, je le con-
cois. Vos ;parents n'ont pu compren-
dre une détermination comme la vôtre.
A présent surtout que Jacques leur
manque, voilà une métairie qui tom-
bera de plus en plus aux mains des
valets de ferme, Je ne sais rien de si
triste que cet abandon de la terre.
Etes-vous faible, anémique comme
Vous.
què nous Hvofis. Lou.
fcueiltf, de l'encauragement, plus grand
— Je
“ es 21) pe
je me sentais elle. Je 2e
EE | — Nok, madame, :skje répondu à
Pas üùn mot de la . Le !demivoix mais fermement, cela bst
thème était trop délicat, Par un raf- | impossible. Chaëun d sa voie en ce
| finement d'éducation, toute cette fa- |imonde. Ma séparation d'avec la terre
— Et c'est? RATES
— C'est de me faire uy tiomt, mada-
me, Com de foie, depuls que je
suis au journal, n'ai-je pas coudoyé des
hommes sortis-comme moi d'une mé-
tairie, même de plus bas que moi, puis-
que après tout mon père est maître:
chez lui, qui sont maintenant pein-
tres, statuaires, musiciens, écrivains,
i forment une élite à eûté de ceile
de ja naissance et de là forturié, par:
tout à sa place et partout bien reçue?
let: même! adamo, j'en ai rencontré
plusieurs h bien, mon ambition se-
rait arts n'avoir reçu d'abord à
titré d'enfant des Mauses, par commf-
sération...
— Oh! Pierre!
— Mettons par bonté, madame, vous
fussiez fière-un jour de Pierre Noeliet,
du Flef-Sauvin. Et ce jour-à, combien
Jé Yous reiércierais de m'avoir ac-
que vous ne pouvez le supposer, que
la moindre de vos attentions m'aura
donné!
Je crus remarquer que Sie
Madeleine appuüyait beaucoup sur le
noeud de son il, sans recommencer
une nouvellé maille, Que pensait-elle ?
Je ne voyais pas son visage. Nt le
coup d'oeil que je jetai de son côté’
me montra seulement que l'ovale fer-
me de sa joue s'était un pèu relevé.
Madgme Laubriet, touchée peut-
.|ôtre, mais non convaincue, souriait
faiblement.
_ær— Ne croyez pas, dit-elle, que je bià-
me fout dans. votre ambition, Pierre.
Das. , La vôire à cela de mauvais seu-
arte que vos parents en ‘ont beau-
coup souffert.
vous réconcilier avec eux. Je vois
qu'il est trop tard pour revenir sur le
passé.
— Beaucoup, trop tard, madamé.
— Et alors, je ne connais plus au-
cun moyen de calmer cette Irritation
de votre père... En savez-vous un?
— Aucun, madame. Il y 4, d'ail
,
l'étaient- Mesdames C. Crevier et
F, Roberge ? Prenez comme elles les
VE
ROUGES
Pour les Femmes Pâles et Faibles
“TI y a environ trois aus,
alors que j'étais faible, que
des douleurs de dos mie fai-
Saient souffrir, que j'étais
“ne me dépratsent
J'aurais voulu pouvoir.
1# HSCAEN QUES
Fr. 4 €!
= Pas beaucoup en Vendée, mads
Elle à souri un peu dotloureuse
ment. Jé me suis levé, et je l'ai re
‘| merciée. M. Laubriet est venu à moi,
l'air dégagé, comme s'il n'avait rier
entendu. Nous avons passé dans jine
pièce voisine, joué quelques parties de
billard qu'il A À - voulu perdre,
Et je suis pârt
ü 13 novembre.
- Cètte première enttevue que je re-
dotitais a donc.été bonne. J'ai été
mieux reçu .qu'auparatant, avec uno
yannce
sn nee à, madame Laubriet, de-
vant sa fifle, vers quel avenir je ten-
daïis. Elle n'a eu l'air ni surprise ni
incrédule,. Mon ambition ne l'a pas
trop fait sourire. Elle croit comrhe
moi que j'arriverai. Mademoisello Ma-
deleine, autañit que j'ai pale voir, avait
en m'écoutant relevé la tête, dé ce
petit mouvement fier qu'elle a qüand
une chose- lui plaît. “Votre:articte sur
une “Première au Bois” n'était
ma] du tout,” m'a-t-elle dit Sans doute
un peu d'expérience et d'usage du
monde y manquait, Je le sais bien.
Mais cela s'acquiert. |
Je sens ce matin mon courage tout
rajeuni et doublé.
Confiance, Pierre Noeëellet, voilà le
vent qui souffle. Tu seras quelqu'un.
Tu vaineras malgré les obstacles en-
tassés devant toi, Bientôt nul ne à
gera plus à l'humilité de ta tiaissance.
Ton nom d'artiste sera un nom hou.
veau. Alors ceüx qui t'ont blâmé t'ap-
blaudiront. Alors tu pourras dire à
‘la fortune, à la beauté: “Je suis, votré
égal, et jé m'appelle le talent”, Alors
Madeleine Laubriet pourra t'aimer.
. Êlle t'aimera, Pierre ] Noellet, car tu
AfMES EGP >
O mon vieil ami, quel rêve!
le mien plus que jamais!
Dis: laissez moi réver.
Et c'est
N'y touchez
8 |
10 décembre: *
M. Laubriet est élu conseiller géné-
ral, sans concurrent.
J'ai appris la nouvelle par une- dé.
pêche, ceite après-midi, au journal. Et
ce soir, à neuf heures, je sonnais rue
La Boëtie: je croyais de mon devoir
d'aller féliciter M. Laubriet. J'étais
content d'avoir une part dans le suc-
cès, et l'inepte amour-propre de nos
oeuvres me murmurait en route des
mots d'accueil flatteur.
Que! devin merveilleux! :
A peine ai-je ouvert la porte du sa-
lon, voici le tableau que j'ai aperçu:
Figurez-vous, au milieu des Laubriet
attentifs et groupés en demi-cercle au-
tour de la cheminée, un inconnu de-
bout, le dos au feu, l'air d'un planteur
“atiér'cain, le bas du visage caché par
une longue barbe noire tombant jus-
qu'au milieu de la poitrine, très grand,
h peu courbé en avant vers made-
moiselle Madeleine qui l'applaudissait,
et disait en riant:
— C'est très'gétitil, cela, très genth!
Il se redressi quand j'approchat aa
groune, et me toisa du regard. _J'
aucun ne m'a dit: “Vous reviendrez?"
s, marquée d'intérêt. J'ai |.
-d'accourir vers elle? Que se passe-t-11?-
. | Stüpéfait.
nal, et j'ai pris congé des Lauüriet.
Madeleine n'a pas nième tourné la tête.
Rentré chef mot, devant mes. liyres,
dué je n'ait pas le courage d'ouvrir,
à révois sés yeux fixés sur Ponthual,!
longs rogards où il y avait plus
quë la joie ordinaire d'un retour, : |
Et lui, pourquoi s'est-il tant hâté
J'ai peur de trop bien le deviner. I}
a toujours été mon ennemi, ce Pon-
thual, Au collège, nous ne nous par-
lions presque pas. Quand je pouvais, |
au jeu, saisir la balle et la lancer con-
tre lui, je le visaisi avec une rage
secrète, et j'essayaig de lui faire mal.
Quelque chose me disait déjà que nous
serions rivaux dans la vie. Et le voilà
qui se jette à 1% traverse d'un rêve sf|'
À ancien et st cher! A
Je le déteste.
| Hélas! et je vols aussi les avantages
qu'il a sur moi: la fortune, le nom, l'é-
ducation. J'avais sur lui la supériorité
de l'intelligence. Et, ce soir, j'ai été
Comme il a gagné à ces
longs voyages! coinme, au vivant con-
tact des choses et des hommes, il a
réparé l'insuffisance de ses études!
Ce n'est ptas le même hônime.\ Je l'ai
quitté lourd, ignorant, brutal, et je l'âi
retrouvé fort, intéressant comme tous
-Heeux qut-ont va, d'une politésse froide:
Quelle transformation rapide ëhez luf,
ndis Qüeé moi je femontais pénible:
ment la peñte de la tisère et de l’obs-
curité. ’
Madéléine va Yaimer!
Je ne puis supporter cette penséé,
Mais élle s'impose À moi. Je suis sûr
qu'elle l’afréra. Et d'atltétirs si ce
n'est pas lui, elle en aimera un autre
avant que j'aie pu monter jusqu'à elle.
Madeleine Laubriet à vingt ans, elle
est riche, elle est charmante. Elle n'a
qu’à choisir autour d'elle. Pourquoi
regarderait-elle au-dessous, vers ceux
qui luttent, et qui soüffrent ?
Le temps me manquera pour. attein-
dre mon rêve; commeñt ne l'avais-je
pas vu tout d'abord? Je le vois si clai-
rement aujourd’hui! Je comptais sur
la gloire, et elle n'est pas venue. Elle
ne pouvait pas Yenir. 1l y a seize mois
que je me, débats dans la foule de
ceux qui, comme moi, veulent parve-
nir. Qu'ai-je gagné auprès, de celle à
qui remonte ir otidiénne,
de l'effort? Ne suis-fè pas husst loin
d'elle qu'au premier four? Chaque pas
que j'ai fait dans le monde a été une
humiliation. Je ne suis pefsonne ici,
Ma vie mé paraît inutile, et vide, ét
presque coupable. JI âurait fallu des
-années, des années que je n ‘aurai pas!
Mes pauvres illusions, je les cher-
che, et je ne les trouve plus. Même
: Mme CAMILLE CREVIER,
12, St-Jean-Baptiste, Ste-Anne ‘
. — de Bellevue, P. Q.
nerveuse et que ma pâleur
indiquait un sang appauvri,
j'ai employédes Pilules Rou-
gesdont j'obtinslesmeilleurs
effets. Je né voudrais pas
manquer de ce remède main-
tenant et-je le conseille sou-
vent”. Mae Camille Cre-
viet,12,rue St-Jean-Baptiste,
Ste-Anne de Bellevue, P. Q.
“Depuis longtemps j'en-
tendais dire les succès des
Pilules Rouges dans diffé-
rents cas chez les femmes affaiblies et souffrantes et j'ai
cru que je n'avais moi-même rien de mieux à prendre dans
l'état de faiblesse où je me trouvais, Elles ont en efet
bien réussi à refaire ma santé”. Mme Ferdinand Roberge,
12, Forrest, Dover, N. H.
«y?
J'ai pris des Pilules Rouges à différentes époques.
D'abord, quand j'étais jeune fille,
et mère, et encore maintenant.
uis quand j Fa fus mariée
oujours elles ont refait
mes forces, relevé mon appétit, aidé ma digestion et dissipé |
les malaises que je ressentais”. Mie Alfred Auger, 1554,
rue Lesage, Montréal,
CONSULTATIONS GR ATUITES. Les médecins |
de la Compagnie Chimique Franco-Américaine donnent
des consultations gratuites à toutes les femmes qui vien-
nent les voir où qui leur écrivent.
Lés Pilules LE El N PUS cles eo ml one
les marchands D 'US TES sans contredit le quai dla uv marché.
vous
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les procurer dans votys localité, écrives-nous, nous vous les enverrons sur réception
du prix, 50 sous la boite.
CR OS HORS DE A € no mes
mécontent de la familiarité de Made
lefne Laubriet avec cet étrangeer. Et
il faut croire que ma physionomie ex-
prima un peu la surprise désagréable
que j'éprouvais;. car madame Laubriet
se mit à rire, et me dit:
— Vous ne le reconnaissez pas?
— Non, madame,
— Cherchez bien.
— _— -cé que par hasard, ce ne serait
pas...
‘ Hs m'interrompirent tous à la fois,
chacun plaçant une réponse à mon
adresse, qu une exclamation à l'a-
dresse du nouveau venu.
— Eh oui, c’est lui, notre cher Jules
de Ponthual, Est-il superbe?
— Quatorze mois autour du monde!
— Arrivé de l'Inde hier. A Paris ce
matin, ck dès ce soir chez nous? Est
ce gentil?
— Sans prévenir, touiaure le même!
— 1l.a vu des chpses!
Mon ancien condisciple Ponthual a
laissé pousser sa barbe, il s'est bronzé:
Mais j'aurais dû le reconnaître:. il n'y
a bäs vingt hommes de cette carrure
là à Paris. Lui n'était. peut-être pas
plus enchanté que moi de notre ren:
contre, il m'a tendu la/mäin cepen-
dani.” 0 |
—— Si je n'ai pas mal voyagé depuis
quelque temps, m'ait-il dit, vous me
paraissez avoir fait du chemin, vous
aussi. 1 ,
J'ai vu qu' était renseigné déjà.
Et ‘out de suite il s'est remis à ra-
conter le tour du, monde, des histoires
"| lpngues, quelques-unes d'une térocité
froide, mêlées de éiels d'or, de maréca-
£es d'où s'élèvent des flamants roses.
aux jours les plus durs, dans la mi-
sère de mes commencements, elles
m'entouraient, et me soutenaijent. Je
les-sentais battre de l'aile autour de
moi. Je leur disais: ‘“‘’Allez-vous-en, je
vous aime et je ne veux pas vous gui-
vre; vous reviendrez plüs tard, quand
un peu de renommée me rendra digne
d'elle: illusions nées de son sourire,
mes bien-aimées, allez-vous-en!” Maïs
je disais cela faiblement, et il en res-
tait toujours quelqu: une pou me con-
soler. AN
Où sont-elles ? -4
Le vent souffle en tempête, ce soir.
Il ébranle mes fenêtres. et secoue ma
porte par saccades. A tous les angles
des murs et des toits, il s'est heurté,
brisé, émietté: Ni crie et il pleure.
Tant d'obstacles lui barrent la route!
Comme il passait librerkent, fièrement,
là-bas, sur nos collines! C'était un
grand fleuve qui coulait avec un bruit
de floté, régulier, monotone et puis-
sant. Et la Genivière, ltaut peréhée
sur son roc, était une petite îÎle' autour
de laquelle il'ployait son courant énor-
me...
Toujours ces souyenirs, toujours!…
Mon enfance heureuse, lorsque je l'ai
brisée, m'a fait cotme une blessure
qui se rouvre sans cesse,
Je me demande ce soir avec effroi
si je ne me suis pas trompé? Je ne
puis revenir en arrière, et Parent. est
si‘sombye devant moi!
Que vais-je devenir? A
XXI
Délaissée, calomniée, Mélie Rainette
demèura fière, et ne sortit plus que le
moins possible de chez elle. Hamon?
sère croissante. Le travail alaît mal.
maine.
coesr, c'étuit béiucoup pour une file
si Jeun> encoré.”
gnait pas. à «
D'abord, moins occupée au métier,
maît pour eux-mêmes et pour la bâffe
lumière qu'iis demandent. Sa éham-
bre étaît si blanche et sf bièn ornée!
Elle s'y plaisait plus qu'atlleurs. 11.ÿ
‘avait ‘là toute la richesse de là mail-
son: des dentellés aux rideaux, un
écran de clieminée en mousse piquée
de fleurs artificielles, un fauteuil qui
avait äppartent au pèré; üne armoi-
re, à peu près vide à l'intétieur.
d'un bois de noyer si joliment veiné,
si bien verni À la cire blonde, que
c'était merveille de la voir, et, entre
deux flambeäux de verre, sur la -che-
minée, la: couronne de noces de la peu.
vie mère Raïinett
vieux coffre où elle avait été reléguée,
et replacéé bien en vué sur son côus-
sin de velours rouge. -
Les heures qué Mélie passait là lui
paraissaient plus légères.
Quelques bonties gens la viiltaient
anssi de temps en temps.
Mais surtout elle aväit une fonction
nouvelle qui la charmaîit.- Lé curé du
Fief, la voyant si vivement attaquée, |
ne lui avait pas retiré son estime, êt,
pour la venger des calomniès répañ-
dues contre elle, l'avait chargée d'ai-
der, dans la décoration gt le méhage
de l'église, li sacristaine,’ yietle fille
dont les yeux se mouraént:
C'était une raie joie pour Mélie,
ce maniement des fleurs, des orné-
ments, des nappes; là distribution de
l'encens aux enfants de choeur et la
décoration de l'église, la veille, des
fêtes; quand il fallait retirer des pla-
cards les .oriflätames, tes £guirlandes :
-métistér chargé de tes sus
.benidre; : de rétirér de quinze pas, dire:
“Plus haut! plus bas! là, c'est bien”;
recouvrir de feuillages frais d'anciens
arceaux qui avaient servi, ou disposer
en amphithéâtre, des déuxt! côtés de
l'autel, les lauriers-rôses ‘ét ‘fes pal-
thiers énvoyés des seites de ia Lan-
dehue. :Le goût de’ pet Lg cet em-
loi. a s'ha on
caractère, s'était encote accru de tou
les mépris qu'elle avait soufferts, Le
recueillement de ces voûtes blanches
lui plaisait. Elle s'y sentait à l'abri,
très oubliée et très loin de tout le
reste. Pour une banderole ‘bien atfa-
chée et retombant avec grâce, pour
une füseription en lettres d'or sur le
fond léger d'une mousseline, où seule-
ment pour un linge parfumé d'iris dont
elle développait les plis devehus lisses
et brillants du passage du fer, elle
éprouvait dés joies de petite enfant
que, tout enthousiasme, dont tontes les
sensations ont des ailes. Même les
devoirs les plus humbles acquéralent .
Une toux profonde et sourde
est très dangereuse
Cetté toux vous suit partoüt, tou-
jours la même, soÿrde et profonde,
Pourquoi — parce qu'elle est de la
nature de fa consomption. ‘Tout d'a-
bord, ce fut un rhume, puis le catar-
rhe, une diminution de la vitalité et
un trouble sérieux s'ensuivit. Ne né-
£ligez jamais un rhume/tié fut-ce qu'un
Ne jouez pas non plus
avec le mal de gorge ou le catarrhe,
o-
rhume léger,
Employez votre “Aspirateur Ca
zone”, et aspirez profondément les
peurs” guérissantes de Catarrhozone
Laissez
qui pénètreront vos poumons.
Catarrhozone désinfecter vos narines.
Vous serez étonné du changement dans
votre santé si vous faites usage de
Il est tout sim-
merveilleux pour la toux, lés
rhüumes, l'irritation des bronches et le
Traite-
ce remède bienfalsant.
<âtarrhe. En vente partout.
ment de deux mois, #100. Petite di-
mension, 60 sous,
Dans toutes les Mauges, lès fabricatits
dintfitatent lès prix!" LAN commandes
se futéitent rures et Tes'metlleurs tis-
‘seratids ne recevaient plus dé fil que
pour trois ou quitre journées par se-
Pauvreté, solitade et tristesse de
_ Cependant Mélie Rälette 59 sé plat
elle donnait plns-de temps à ces petits
trovaux de cohture. ou de brodefie, fa-
“tigants, peu payés, maïs qu'ellé ai-
QUE DE NL D Le Pret
DER 2e ne. ONE ON
. |'dès amitiés brisées.
L'un de ces ée fat le à
décemibre, quand êlle vit passer, au
‘matin, les gens de ,deux fermes de
Villeneüve qui se rendaient à. Geni-
vière.. Ellé savait. que lé métayer
avait convoquée une “guerrouée” d'a- |
is pour “serper” de l'ajonc daïs une
lande qu'il voulait défricher. ‘ En d'au-
‘tres temps, elle serait partie avec eux,
Elle y songea bien après qu'ils furent
disparua,-assise dans sa chambre, près
de son maïgre feu couvert de: cendre
pour qu'il durât davantage, Eux ne
xirent_point,_et,. bruyants, ils -
vérsèrent le bourg. Et avant que la
nuit fût tombée, ils avaient mis À bas
ce vieux coin de lande, un des derniers
du pays, qui descendait, vers l'Evfe,
forêt de genêts et d'ajocs, plus haute
qu'un homme, que le printemps vêtait |
d'or chaque année, Homies et féin-
mes, À toup de setpé ou de faucille,
‘ls abattaient les longues tiges 6bl-
neuses. D'autres les liäiént en fagots,
les mains saignantes de toutes les-pi-
qûres de la brande. Ils allaient vite
en besogne. Ils riaient. La terre ap-
paraissait, rousse de débris morts,
sans un brin d'herbe, hérissée de
troncs aigus t vent séchait
tranèhe es D eg Quand
le soleil baissa, quatre feux allumés
aux quatre coins élevèrent leurs colon:
nes dé. funée qui, bientôt poussées,
tordües, rouléés par-dessus les coli
nes, appfirent à la vallée prochaine
que l'épäis fourré où jddis les chouans
s'étaient cachés, où leurs petits en-
fants s'abritaient pour garder les mou-
tons, que la lande du, vieux temps,
pleiné de chansons et de fleurs et de
souvenirs, comme tout le reste avait
vécu,
Alors, pour finir da journée, après le
repas du soir, les jeunes gens se ini-
rent À dafiser unè gâvotte, sëlon l'u-
sage lorsqu'un chef dé métairie con-
dent lui rappelait, sans qu'êlle ÿ fat}
mon père, ”: À Cuer
— Rt de pré di tés père, us sûcion ;
que j'honorais.
Je gagne présent ma vi, maf-
tré Noelet, me un peu plu".
— C'est bièn, Louis Fauvèpre, c' st
très bien, ét a de
— J'ai l'lée de m'établir.
ou tatt
— Je tie 418 pas non.
La lourde maiñ dé Juiten voit
s'abattit sur l'épaule du jeune homine!
leurs yeux se rencontrèrent, * " _-:
— Mon pauvre gars, dit-il, je
ÿas besoin d'un charron chex. !
J'ayais deux fils, vols-tu"bién: rs Eee
mort, l'autre est comme mort.
que je n'en ai plus, fl faut qué Fer
qui sera me à tienne la vtr
à leur , à là mienne quatid,
serai plus
“Puis, balsant je tot, 11 dE
‘— Tu trouveras feiime ailleuta, tie
Lt manque pas de filles À
märier lé paroisse. ; Put
— Non, NA à us ce NV
maître Noellet, dit Fauvépre ME,
tueusement. ! ÿ
— Tu ne l'auras pas, fit le pd
— Oh! si, je l'aurai! q d
vrais quitter mon père et M
métier! J'ai fait un peu
rvié, maître Ni
ron, mais touchetr de boeufs et tt;
eur dussl. Vouÿ sûveg biën dj
été, quand 16 travail n'allait pés henôs
Pour le pêre ee og je me suis ;
loué à la métairie de la
cière La terre, ça ne mefait ER
Peur, allez. Donnes-mbit Marie, 3
biterai la Gentvière avec voté} Et:#y
resterai à votre place quand vous nn
serez plus du monde. Maître Noë sd
si vous voulez un fils pour conduire:
se charruës, né voilà! ie
s'était levé, tout droit, superbe} |
ses Les flambaient, ses brastu
leux crôisés sur sa poitrine bossualént
lès matches cotrtes de sa voblë, “ft
y
ui
voque une guérrduée, Dans lés déux
ciambres de la Geñlvièré, deux par
deux, puis tous ensemble. Jis sau-
taient, les filles gravement et les gars
‘un peu aniinés par les libations du
souper. Les marraines märiées, de:
bout le long des mürs, regardaient en
ras leur quendüille, À n'y avait pas
> violon, ni_.de Hinot, à cause _de_1d |
el dé Jacques trop voisitie encore.
Mais deux filles, qui avaient de petites
voix claites, s'étaient mises À gavotter
avec la langue: “Ah, ah, ah, ah!" et
cela suffisait pour mener la danse. 11
dänsâient tous, excepté Marie Noëllet,
agkise dans un coin, et qui tendait,
avec son air SEM et best pe save
danseurs taiués.
11 était plus de dix heures, dl
les anciens-et les niarraines emmenè-
rent la jeunesse, et s'éloignèrent dvec
elle, jetant encote, dans la nuit calme
d'hiver, des bruits joyeux de pas et
» Yolx qui révénaient en artière jus-
u'à la ferme, t
gr Fauvépre était resté.
Pendant que Marie et ses soeurs ai-
datent la mère À remeltre en ordre
les chaises et les tables entasiées dans
les coins, lui, songeur, dssis sur un
banc près de la fenêtre, |1 attendait le
métayer, qui était allé fairé un peu
de conduite À ses gens de la guerrouée.
J80n entrain de tout à l'heure était
ltombé, Sa belle allure militaire, que
cupiaitent les gars du Filet, avait fait
place à une gaucherie létränge, ét 11
semblait mal à l'aise sous ‘le regard
dÿ ces deux jeunes filles qut allaient
et venaient, actives, siléncieuses, émues
aussi: Une même cause les ‘agitait
Surtout quand- Marie“traversait à
chambre, ét s'approchait. du. bane,
Jeux.
‘Æt‘sur la bouche sériduse de la
sinait, comme le premjer. bourgeon
d'une graine qui veut fleurir.
Le métayer rentra, secoua son cha.
peau couvért de givre, et, apercevant
le jeüne homme, fl alla s'asseoir à
quelque distance de lui, sur le
Puis, de la tête, fl coñgédia les fem
diversement les uns et les’ aütres,
Louis Fauvêpre n'osait plus lever les itièr
16-métuyer; qui s'était dressé à Fe”
lé considéra uñ temps tout sidi ‘et?
tout fier. La sève lui monta du cou -
moins vite Pre AA qui 4
mais elle regard ?
brillant, toute. sa. pire 2
tendit;1 il oùblia pour un inséant #4!
peine en voyänt us Fc, lui: +
paysan, un 1 Vnd
terre nôtre, un
vière, de. la În
De ses deux
des æieux devait être là quand 11 fut
‘prononcé, Toute la mafson blanehe
eut un fris#od bout saluer 7
La porte battit doucemént, N'était-ce
pas la jole qat rontrait? La f#mmié 4u
foyer jeta un grand éclat. De l'édére
côté de la. muraille, il y eut un _
‘ment dé robe; un pas gli “qui #16:
lôtgnait. Au bout de la cotir un
gorge, en. révant, jeta trois notès
la nuit, lbs #4 4
Es AT.
REC
© RENARD ARGENTÉ
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cusations de fraüdé, l’une pour $40,900
mme om RP 8 a
Joseph- x Hearst, président et prin
r de la défunte compa-
en À par Music Publidhers of Cana-
da", est venu se livrer lufmême à la
UE à la station centrale de Winm
‘1 était disparu depuis la fin de
; sepismbre dernier et l'on n'avait pa
trouver äucune trace de Jui. On dit
qu'il était cependant resté en commu-
nication avc sa femme demeurée à
Winnipeg. Le géuvernement provin-
cal avait promis une récompense de
et l'autre pour $20,000. La faillite de
son entreprise a éntraîné une perte de
rois quarts de million au Canada et
aux Etats-Unis, L'accusé proteste de
son innocence et se fajt fort de se jus-
tifer. | 11 présentera sa défense lut-mê-
me sans le secours d’auçur avocat. Il
a obtenu sa liberté provisoire moyen-
nant un cautionnement de $20,000.
ss
PETITES NOTES
Le R. P, Hingston, SJ, rec teur du
Collège Loyo! a de Montréal, vient d'é-
tre nommé curé de la paroisse d de Saint-
Ignace de Va
L 2
‘Une. branche du “ku Kiux Kian
Canaïien” a été formée récemment À
Winnipeg et l'organisation définitive se
fera d'ici quelques semainés, Le Klan
canadien, dont les quartiers généraux
sont à Toronto, ne gérait pas affiliée
directement avec l'organisation amé-
vie aine.
L]
Martin Keliy, l'un dés entrepreneurs
à l’âge de 71 ans. Ses-funérailles ont
eu lieu mardi à l'église Suint-Ignace.
» CRC ] ‘
8. G. Mgr O'Donnell, évêque de Vic-
toria, C-A., a passé quelques heures à
Winnipeg comme l'hôte de S. G. Mgr
Sinnott. I se rendait dans l'Est, en
route. pour. Rome, où il fait sa visite
Pourquoi ne pas fumer du
Tabac Canadien,
marque “#Regalia”; il est supérieur à
celui qui vient de l'étranger et par sa
qualité et par sa saveur.
40
J la a
45
#0
70
les plüs connus de W innipeg, est mort |
Chez-les libéraux du
SE à n PAL
\
ee —
Au cours d’ une réunion des libéraux
Fdu Manitoba, où a, adopté dei résolu:
tons demandant Une plus grande re:
présentation des provinces de l'Ouest
àh la Chambre des communes et à la
Commission des chemins d efer. On
a déclaré que les provinces des prai- ‘fe
ries nd peuvent accepter les décisions ,
d'une commission dans laquelte un ‘
seul représentant de l'Ouest siège
contre cinq de l'Est. Tout en deman-
dant l'union des progressistes et des
libéraux pour obtenir une forte repré-
sentation libérale aux Communes, on
s'est engagé à promouvoir toujours les
intérêts fe l'Ouest.
M. Fred-€.
Hamilton a été élu pré-
sident de l'Association “Hbérate de-ta-
province.
D'autres résolutions adoptées de-
mandent une plus grande! préférence
britannique, l'augmentation des avan-
tages de libre-échange entre le Cana-
dà et les Etats-Unis, la construction
définitive du chemin de fer de la baie
d'Hudson et une plus grande réduc-
‘tion du tarif sur les instruments de
production.
M. E.-J. McMurray, député de Win-
nipeg-Nord, a déclaré que le Canada
perd 60,000 citoyens par année. On
a adopté une résolution demandant la
création d'un ministère séparé de l’im-
migration et une politique d'immigra-
tion plus vigoureuse, particulièrement
pour ce qui est des agriculteurs. expé:
rhñentés.
LL Tr e—
Le KR. P. Perreault, CS
quitte Otterburne
Montréal — A A l'issue &æ la rétraite
annuelle des Clercs de Saint-Viateur,
au Séminaire-de Joliette, des change:
ments ont été effectués par les-auto-
rités de la communauté.
Le R. P. Dumas reste supérieur pro-
vincial, avec comme assistant le R. P.
A. de Grandpré. Le R. P, À. Perreault
est transféré d'Otterburne, Man. au
collège de Lauzon, où il sera chapelain.
Il remplacera le R. P. Duhamel, qui
devient chapelain au Collège Saint-Jo-
seph, à Berthierville.
——— 240 + —
Les élections de Cumberland
et de l’Ile à la Crosse
Saskatoon — J.-O, Nolin, candidat
dû Souvornoment-<dèns-+ Her Eros
se, a été réélu par une majorité de
193 sur son concurrent, Fred-M. Clark,
de ‘Meadow Lake. !
Prince-Albert — DA. Hall, des Prin-
ce-Albert et du Lac la Ronge, a été
réélu par acclamation député de Cum-
berland. C'est la quatrième fois qu'il
est élu dans la circonscription,
Le gouvernement Dunning possède
© ————
“ex æ an je dE
À OS it que arent ae” ain éat 16 féuitat do
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Murs font de bonnes affaires,
ENT
,
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M. Henri Turcot
Montréal — M. Hénri Turcot, pro-
fesseur à l'Ecole normafe provinciale
de Saskatchewan, le premier boùrsier
canadien-francçais du gouvernement. de
Régina, durant sa première année de
stage à Paris, a obteñu avec grand
houneur la licence ëès-sciences socia
les, économiques et politiques de l'Ins-
titut catholique et le diplôme de l'Ecole
des Hautes études sociales.
M. Turcot passe ses vacances au
pays.. 1] retournera en Franee à l'au-
tomne compléter les travaux qu'il à
commencés déjà en vue de l'obtention
du doctorat ès-lettres.
TT CD S——————
Pour renouer les relations
entre éleveurs français
- et canadiens
Eu,
Ottawa — M. Jean Landrieu, ingé:,
nieur agricolè, membre de l'offite
français d'élevage, a présenté au minis
tère de. l'Agriculture quelques films
montrant les princigales races anima-
les élevées en France. M. Grisdale,
sous-ministre de l'Agriculture; M.
| Charron, adjoint du sous-ministre; M
MM, Muir et Chagnon
assistants au 'service de l'industrie
animale, et M. TC. Bates, éleveur,
| assistaient à cette présentation à la
quelle ils se sont vivement intéressés.
remarquant votdument l'excellenca
hs *
|.
re entre les éleveurs des deux pays. Gualano, s'apercevaut que M. Olivier
-_— ere répondait avec difficulté à ses ques-
tions posées en anglais, réclama l'in-
Le retour du voyage de lV’'U tervention d'un interprète.
: niversité de Montréal ——Hnttte-répondit- 1e jüge Guérin,
Ex je comprends le français.
Montréal — Les voyageurs de l'Uni-
versité de Montréal sont arrivés à la
jeare Windsor le 28 juillet. Au témoi-
l'enagé de tous, ce voyage a été des
plus intéressants, et il s'est fait dans
des conditions "exc eptionnelles au point
de vue de latempérature., Plusieurs
des voyageurs sont revenus enthou-
siasmés d'avoir pris contact avec es |
divers groupes de langue française de
l'Ouest. Le directeur du voyage, Mgr
Vincent Piette, recteur de l'Université
de Montréal, a exprimé la'satisfac
tion profonde que lui cause le plein
succès de cette bienfaisante expédi-
tion. M. le maire Duquette s'est aussi
dit très heureux d'avoir fait le voyage.
T1 remporte l'impression que l'avenir
des provinces de l'Ouest sera brillant.
La récolte de cette année sera des plus
abondantes, a fait remarquer M. Du-
quette. pen Et | ;
M. Damien Jasmin, assistant secré-
taire général de l'Uriversité, a dit qu'il
a fait un voyage incomparable. Il re-
vient émerveillé de l'énergie que les
Canadiens langue française de
l'Ouest déploient dans la lutte pour
— Moi aussi, s'écria l'avocat Gua-
lano,
— Moi “itou”! répliqua le minéral
Frank-C. Prescott, avocat pour M. Au
guste Olivier.
Et les auditeurs étrangers au procès
qui se trouvaignt dans la salle purent,
pour un instant, s'imaginer être trans-
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